Sherif Gaber (né Sherif Gaber Abdelazim Bakr) est un activiste politique et blogueur égyptien. Il s’est fait connaître en défendant des positions athées et en critiquant la religion, en particulier l’islam. Ses vidéos satiriques ont attiré l’attention. Sa chaîne YouTube compte au 10/06/24 plus de 435 000 abonnés, faisant de lui l’un des critiques de l’islam les plus connus en Égypte. Le parcours de Gaber a été marqué par des problèmes juridiques en raison de ses opinions franches. Voici quelques points clés à son sujet :
Altercation avec un professeur d’université
Alors qu’il étudiait la sociologie à l’Université du Canal de Suez à Ismaïlia, Gaber s’est engagé dans un échange controversé avec son professeur sur l’homosexualité. Le professeur a qualifié l’homosexualité de « péché » et a plaidé pour la crucifixion publique des homosexuels.
Gaber s’est également opposé à un autre professeur adjoint qui a qualifié les individus qui ne priaient pas d’« immoraux ».
Ces incidents ont amené d’autres étudiants à signaler les publications de Gaber sur les réseaux sociaux aux autorités universitaires, ce qui a donné lieu à un examen plus approfondi.
Arrestation et procès en 2013
– Le 27 octobre 2013, les forces de sécurité égyptiennes et l’armée ont perquisitionné le domicile de Gaber à 3 heures du matin. Ils ont confisqué ses biens, notamment son ordinateur et son téléphone, et l’ont arrêté.
– Il faisait face à des accusations liées à l’athéisme et à « la propagation de valeurs immorales et de pensées anormales qui perturbent la paix publique et la sécurité nationale en Égypte ».
– Gaber a été temporairement libéré le 3 décembre 2013 après avoir payé une amende. Cependant, son affaire est toujours en cours.
– En février 2015, il a été reconnu coupable et condamné à un an de prison. Il a choisi de se cacher plutôt que de payer l’amende demandée et de purger sa peine¹.
Activisme et persécution continus
Gaber a poursuivi son militantisme, prônant l’athéisme et critiquant la religion. Son franc-parler a conduit à de nouveaux problèmes juridiques.
En mai 2020, il a de nouveau été arrêté par les autorités égyptiennes pour «s’être excusé de l’athéisme».
La loi égyptienne sur le blasphème (article 98 du Code pénal) a été utilisée pour justifier son arrestation
Gaber reste un symbole de la persécution à laquelle sont confrontés les athées en Égypte, un pays où l’athéisme se heurte à l’hostilité et aux répercussions juridiques⁴.
Malgré les défis auxquels il a été confronté, Sherif Gaber continue d’être une voix influente dans le discours sur la religion et l’athéisme en Égypte