Le pari de Pascal est pitoyable, les athées préfèrent le pari de Marc-Aurèle
Le pari de Pascal: « Toute personne rationnelle a tout intérêt à croire en Dieu »
Le pari de Pascal est un argument philosophique mis au point par Blaise Pascal, philosophe, mathématicien et physicien français du XVIIe siècle. L’argument tente de prouver qu’une personne rationnelle a tout intérêt à croire en Dieu, que Dieu existe ou non. En effet, si Dieu n’existe pas, le croyant et le non-croyant ne risquent rien ou presque. Par contre, si Dieu existe, le croyant gagne le paradis tandis que le non-croyant est enfermé en enfer pour l’éternité (Wikipedia)
"C’est la technique des escrocs: faire miroiter un gain fabuleux. Tel est le fond du pari de Pascal"
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Voici une analyse proposée par Henri Spaltenstein dans son livre « du déplorable manque de foi de l’athée »
Imaginons que je vis dans un pays où il n’existe pas de loterie. Je sais qu’il n’y a pas de loterie. Un individu m’accoste et me propose d’acheter des billets de loterie. Le pan de Pascal est alors analogue à cette discussion :
– Mais la loterie n’existe pas.
-Qu’en savez-vous? Oui. c’est ce que beaucoup de gens disent. Mais si elle existait réellement, et que vous l’ignorez ? Songez : combien gagneriez-vous si vous tiriez le numéro gagnant ? Et le billet est si bon marché. Vous avez tout intérêt à m’acheter un billet, juste au cas où la loterie existerait. Un billet ? Allons donc ! Des dizaines de billets, pourquoi pas des milliers ? Vous avez si peu à perdre, et vous avez tellement à gagner !
Tout à coup, j’ai un doute : et si la loterie existait ? J’achète des dizaines, des milliers de billets.
Ma certitude de la non-existence de loterie n’était pas une certitude. Il a suffi que Pascal fasse miroiter la possibilité d’un gain fabuleux, et je me suis laissé avoir. C’est la technique des escrocs : faire miroiter un gain fabuleux. Tel est le fond du pari de Pascal. Il s’adresse à celui qui n’est pas certain que Dieu n’existe pas, à celui qui croit qu’il est possible qu’un gain fabuleux existe.
La réponse des athées:
L’insincérité déplaira à Dieu: Si on feint d’être croyant, par « intérêt » et que Dieu existe, s’il est omniscient, il sait que l’on a fait un pari, donc il n’y a pas de sincérité, donc pas de paradis
Il faut aussi considérer que l’avantage personnel est une raison de croire en Dieu qui peut se retourner contre le parieur. En effet, Dieu, étant par hypothèse omniscient, saura si le parieur a mené la vie d’un croyant par intérêt. Il est alors possible qu’il considère la motivation du parieur comme inadaptée et qu’il décide de le punir par la damnation éternelle plutôt que de le récompenser par la béatitude éternelle. Il faut cependant noter que Pascal avait conscience du problème et qu’il considérait son pari comme permettant de réaliser un premier pas vers une foi plus authentique. L’argument du pari avait pour but, non pas de convaincre le lecteur d’opter pour la religion chrétienne, mais plutôt d’occasionner en lui une prise de conscience afin qu’il se libère de l’emprise qu’ont sur lui ses habitudes terrestres
L’objection des dieux multiples
Pascal semble supposer qu’il n’existe qu’un seul Dieu, le Dieu catholique. Le problème semble être qu’il existe ou qu’il a existé de multiples conceptions de Dieu et que la probabilité de leur existence ne peut pas être négligée dans le cadre du pari. La question se pose alors de savoir comment on doit parier. Il semble à première vue rationnel de croire en tous les dieux. Mais cela est impossible car de nombreuses religions exigent justement de ne pas croire en d’autres dieux. Souvent, la croyance en une certaine religion entraîne la damnation aux yeux des autres religions. Diderot exprime succinctement l’argument en écrivant : « Pascal a dit: » Si votre religion est fausse, vous ne risquez rien à la croire vraie ; si elle est vraie, vous risquez tout à la croire fausse ». Donc, si vous croyez vraie une religion qui est fausse, vous croyez fausses les autres dont une pourrait être vraie, le pari est donc toujours perdant et Pascal avait tort. »
D’où, la conclusion des non croyants: la bienveillance se suffit à elle-même
Il est préférable de ne croire en aucun dieu, et éviter de perdre son temps et ses efforts dans des dogmes religieux qui restreignent des droits et des libertés, d’oublier l’idée de « péché » et de « diable » et vivre pleinement sa vie, sans faire de mal aux autres. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », autant profiter de la vie sur terre en se libérant de tous les interdits religieux stupides et des contraintes de rituels moyenâgeux imposés par un espoir bien hypothétique d’une seconde vie paradisiaque après la mort
mais « Bien agir »
Si dieu existe, alors dieu est supposé bon, il jugera les actes, pas juste l’apparence des grenouilles de bénitier pas forcément correctes dans leur quotidien
« Dieu aime les bienfaisants » (Coran sourate 3 verset 134), donc tout athée bienfaisant n’a pas de souci à se faire après la mort, puisqu’il est aimé par dieu !
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La désastreuse influence de la religion sur la fin de vie de Pascal
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L’institution religieuse a exercé une influence profonde et transformatrice sur la fin de vie de Blaise Pascal et sur la conception de son fameux pari. Cette influence est principalement liée au jansénisme, un mouvement théologique austère et réformateur au sein de l’Église catholique, dont le centre névralgique était l’abbaye de Port-Royal.
La fin de vie : l’influence de Port-Royal
Après une période de vie mondaine et scientifique intense, Pascal connaît en 1654 une expérience mystique profonde, qu’il consigne dans un texte, le Mémorial, souvent appelé sa « nuit de feu ». À la suite de cette conversion, il se rapproche de sa sœur Jacqueline, religieuse à Port-Royal, et devient un membre dévoué de cette communauté janséniste.
Cette institution religieuse a influencé la fin de sa vie de manière décisive :
- Abandon des sciences : Il délaisse une grande partie de ses travaux scientifiques pour se consacrer entièrement à la défense de la foi chrétienne.
- Engagement intellectuel : Il s’engage dans les débats théologiques de son temps en écrivant les Lettres provinciales, une défense du jansénisme contre les Jésuites.
- Orientation des travaux : Son objectif devient de rédiger une grande apologie de la religion chrétienne pour les sceptiques, un projet qui donnera naissance à ses Pensées posthumes. Port-Royal lui a fourni à la fois l’urgence intellectuelle et le cadre spirituel pour mener à bien ce travail.
Le Pari de Pascal : un argument au service d’une foi
Le Pari de Pascal, exposé dans les Pensées, est un argument rationnel et probabiliste destiné à convaincre les athées. Il leur propose un calcul d’intérêt : il est plus rationnel de parier sur l’existence de Dieu, car le gain (la vie éternelle) est infini, tandis que la perte est négligeable (une vie de piété).
L’influence janséniste sur ce pari est cruciale :
- La foi comme enjeu : Le pari ne cherche pas à prouver l’existence de Dieu par la raison, mais à montrer qu’il est raisonnable de choisir de croire. C’est une démarche d’apologétique qui reconnaît les limites de la raison face aux mystères de la foi, une idée centrale du jansénisme.
- Le salut et la damnation : L’argument repose sur une dualité stricte entre le salut et la damnation, un thème central de la théologie janséniste qui insiste sur la grâce divine comme seule source de salut et sur la misère de l’homme livré à lui-même.
- Un appel aux intellectuels : En utilisant un raisonnement mathématique et pragmatique, Pascal s’adresse directement aux esprits rationnels de son temps, influencés par la philosophie de Descartes, pour les attirer vers une foi que l’institution de Port-Royal leur proposait.
En somme, l’influence de l’institution religieuse sur Pascal a été celle d’un cadre de vie et d’un projet intellectuel. Le jansénisme de Port-Royal a transformé son existence, orientant ses travaux et lui fournissant le contexte théologique et la mission de défendre la foi, aboutissant à des arguments aussi audacieux et singuliers que son célèbre pari.
Marc Aurèle 121-180 empereur, philosophe stoïcien et écrivain romain (Wikipedia)
Les athées préfèreront donc le pari de Marc-Aurèle au pitoyable pari de Pascal
Pari de Marc-Aurèle # 1
Vivez une bonne vie. S’il y a des dieux et qu’ils sont justes, alors ils ne se soucieront pas de savoir à quel point vous avez été dévots, mais ils vous jugerons sur la base des vertus par lesquelles vous avez vécu.
Pari de Marc-Aurèle # 2
S’il y a des dieux mais qu’ils sont injustes, alors vous ne devriez pas les vénérer.
Pari de Marc-Aurèle # 3
S’il n’y a pas de dieux, alors[quand] vous ne serez pas[plus] là, mais vous aurez vécu une vie noble qui continuera d’exister dans la mémoire de ceux que vous avez aimés
Vidéos
Le pari de Pascal, le pire de Pascal
Une remarquable vidéo qui dépasse le cadre du pari de Pascal mais qui justifie de lui consacrer une demi-heure jusqu’à la fin.
À l’occasion de multiples confrontations avec des croyants, en particulier sur les réseaux sociaux, beaucoup d’athées ont constaté chez leurs interlocuteurs la récurrence d’un certain nombre de sophismes…L’un de ces sophismes vedette et protéiforme est le fameux pari de Pascal…Alors s’il est si souvent évoqué, utilisé, si fameux, est-ce parce qu’il est particulièrement brillant et retors à contrer, parce qu’il a été formulé par un génie mathématique ou simplement parce qu’il est la portée de tout le monde ?
Vidéo You Tube de la chaîne « Un irréductible athée » en français de 32 min
Le pari de Pascal est-il stupide ?
Pascal ne fait pas partie de mes auteurs favoris. Je n’apprécie pas son approche existentialiste et sa tendance au fidéisme. Le pari de Pascal ne m’a jamais paru très persuasif. Et pourtant, je pense qu’il fait l’objet de critiques un peu injustes. Il n’est pas aussi stupide que certains peuvent le laisser entendre. Je vais essayer d’expliquer tout ça.
Vidéo You Tube de la chaîne « Le dieu de la philo »
La volonté de Dieu ou l’anti-pari de pascal
Si dieu existait, que pourrait-on déduire qu’il attende de nous ? d’être athée , c’est la thèse développée dans cette vidéo.
Vidéo You Tube de la chaîne « penseur sauvage » de 19 min en français
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Livres
Liens intéressants
Le pari de Pascal : croire en Dieu sur un coup de dés (France Culture)
Quatre arguments à opposer au pari de Pascal : objections, réfutation et renversement. Une approche mathématique par Marcel Délèze.
La raison nous amène t-elle à croire en dieu? Le pari de Pascal est-il toujours d’actualité? Débat entre Benoît Schneckenburger (philosophe matérialiste) et David Brown (pasteur, auteur, conférencier) Forum Veritas
Un peu d'humour
« Pourquoi ne priez-vous pas au cas où Dieu existerait ? »
« Pour la même raison que vous ne couvrez pas vos portes d’ail au cas où Dracula existerait »
Ricky Gervais
Twitter, 05 May 2015
« Le Mécréant » par Georges Brassens
Pas besoin de foi, la conclusion de cette sublime chanson est claire, mais aussi le clin d’œil au pari de Pascal:
Mon voisin du dessus, un certain Blais’ Pascal
M’a gentiment donné ce conseil amical» Mettez-vous à genoux, priez et implorez
Faites semblant de croire, et bientôt vous croirez «
Paroles
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Paroles de la chanson Le Mecreant par Georges Brassens
Est-il en notre temps rien de plus odieux
De plus désespérant, que de n’pas croire en Dieu ?
J’voudrais avoir la foi, la foi d’mon charbonnier
Qui est heureux comme un pape et con comme un panier
Mon voisin du dessus, un certain Blais’ Pascal
M’a gentiment donné ce conseil amical
» Mettez-vous à genoux, priez et implorez
Faites semblant de croire, et bientôt vous croirez «
J’me mis à débiter, les rotules à terr’
Tous les Ave Maria, tous les Pater Noster
Dans les rues, les cafés, les trains, les autobus
Tous les de profundis, tous les morpionibus
Sur ces entrefait’s-là, trouvant dans les orties
Un’ soutane à ma taill’, je m’en suis travesti
Et, tonsuré de frais, ma guitare à la main
Vers la foi salvatric’ je me mis en chemin
J’tombai sur un boisseau d’punais’s de sacristie
Me prenant pour un autre, en ch?ur, elles m’ont dit
» Mon pèr’, chantez-nous donc quelque refrain sacré
Quelque sainte chanson dont vous avez l’secret «
Grattant avec ferveur les cordes sous mes doigts
J’entonnai « le Gorille » avec « Putain de toi »
Criant à l’imposteur, au traître, au papelard
Ell’s veul’nt me fair’ subir le supplic’ d’Abélard
Je vais grossir les rangs des muets du sérail
Les bell’s ne viendront plus se pendre à mon poitrail
Grâce à ma voix coupée j’aurai la plac’ de choix
Au milieu des petits chanteurs à la croix d’bois
Attirée par le bruit, un’ dam’ de Charité
Leur dit : » Que faites-vous ? Malheureus’s arrêtez
Y a tant d’homm’s aujourd’hui qui ont un penchant pervers
A prendre obstinément Cupidon à l’envers
Tant d’hommes dépourvus de leurs virils appas
A ceux qu’en ont encor’ ne les enlevons pas «
Ces arguments massue firent un’ grosse impression
On me laissa partir avec des ovations
Mais, su’l’chemin du ciel, je n’ferai plus un pas
La foi viendra d’ell’-même ou ell’ ne viendra pas
Je n’ai jamais tué, jamais violé non plus
Y a déjà quelque temps que je ne vole plus
Si l’Eternel existe, en fin de compte, il voit
Qu’je m’conduis guèr’ plus mal que si j’avais la foi




