illustration fete de yule AI

L’invention du Noël chrétien

qui a remplacé Yule

la grande fête du paganisme.

Comment le Noël de la religion chrétienne s’est construit
sur un amoncellement de légendes

 

Quel est l’évènement ?

La date du 25 décembre est supposée marquer la naissance de Jésus, le fils de Dieu, venu parmi les hommes pour les aider.

Quelles religions sont concernées?

Noël est une fête importante pour certaines religions: les catholiques, les protestants et les orthodoxes, soit environ deux milliards de chrétiens.

Les juifs ne célèbrent pas cet événement, car Jésus n’est pas reconnu dans leur culte. En décembre, les familles juives fêtent Hanouka, ou la fête des Lumières. Pendant cette période, les enfants allument chaque soir la bougie d’un chandelier, et c’est aussi une fête où sont échangés de nombreux cadeaux.

Pour les musulmans, Jésus est un prophète, même s’il n’a pas du tout la même importance que pour les chrétiens. Le sujet fait débat au sein des croyants musulmans. Dans les pays à majorité musulmane, le 25 décembre est un jour comme un autre. (Islam et Noël)

« Les adventistes du septième jour » n’ont pas de position claire sur la célébration. Certaines églises le célèbrent, d’autres non. D’autres comme « The Restored Church of God  » ont clairement une position frontale  « Anti Noël » basée sur leur interprétation des textes .

Chez les pentecôtistes [évangéliques], la situation varie également. Il y a des communautés qui célèbrent Noël et d’autres qui ne le font pas.

Les Témoins de Jéhovah affirment dans leurs documents officiels: « nous croyons que Noël n’est pas approuvé par Dieu », car selon la lettre de Paul aux Corinthiens, ce type de fête « provient de coutumes et de rituels païens » . Selon le passage du soi-disant dernier repas, Jésus aurait demandé à ses disciples de refaire le rituel « en mémoire de moi ». « Jésus nous a ordonné de commémorer sa mort, et non sa naissance »,

Où a eu lieu la nativité?

Dans la Bible; il y a deux grosses contradictions sur la ville où habitent les parents de Jésus : – Luc 2:4 et Luc 2:39 montrent  que les parents habitaient initialement à Nazareth. – Matthieu 2:2 et Matthieu 2:22-23 montrent que les parents avaient prévu de retourner en Judée au retour d’Égypte, et que Nazareth n’était pas leur ville.

Contradiction sur la fuite en Égypte : Luc 2:39 VS Matthieu 2:14. L’avis le plus largement répandu dans les milieux académiques, même auprès de spécialistes chrétiens, est que ce sont bien des contradictions, montrant que ces deux récits ne peuvent pas être vrais en même temps.

Des grosses Contradictions dans les récits de la nativité

Deux versions irréconciliables, c'est le signe d'un mensonge
C

Les contradictions dans les récits de la Nativité : analyse critique

Ces contradictions sont largement reconnue par les historiens et les biblistes modernes, y compris par de nombreux spécialistes chrétiens. Les récits de la naissance de Jésus dans Matthieu et Luc présentent effectivement des différences substantielles et irréconciliables qui constituent des contradictions manifestes. Examinons ces contradictions en détail.

  1. Contradiction sur la résidence initiale de la famille

Version de Luc : Nazareth comme résidence initiale

Luc 2:4-5 indique clairement que Joseph et Marie habitaient à Nazareth avant la naissance de Jésus :

« Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. »[1][2]

Luc 2:39 confirme ensuite que Nazareth était leur ville d’origine :

« Lorsqu’ils eurent accompli tout ce qu’ordonnait la loi du Seigneur, Joseph et Marie retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. »[2][1]

Séquence chronologique selon Luc :

  1. Joseph et Marie habitent à Nazareth (Galilée)
  2. Ils voyagent à Bethléem pour le recensement (Marie est enceinte)
  3. Jésus naît à Bethléem
  4. Ils accomplissent les rites de purification (présentation au Temple de Jérusalem, 40 jours après la naissance)
  5. Ils retournent directement à Nazareth, leur ville[3][1][2]

Aucune mention de fuite en Égypte, de visite des Mages, ou de massacre des Innocents chez Luc.[4][2][3]

Version de Matthieu : Bethléem comme résidence initiale

Matthieu 2:1-2 présente un tableau totalement différent :

« Jésus étant né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? »[4]

Matthieu 2:11 montre que Joseph et Marie habitent dans une maison à Bethléem :

« Ils [les Mages] entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent… »[4]

Matthieu 2:22-23 révèle que Joseph prévoyait de s’installer en Judée (donc près de Bethléem), et que Nazareth n’était pas du tout leur destination initiale :

« Mais, ayant appris qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode, son père, il [Joseph] craignit de s’y rendre; et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée, et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth… »[4]

Séquence chronologique selon Matthieu :

  1. Joseph et Marie habitent à Bethléem (Judée) — leur résidence apparente
  2. Jésus naît à Bethléem (dans leur ville)
  3. Les Mages visitent l’enfant dans une maison (pas une étable provisoire)
  4. Hérode ordonne le massacre des enfants de moins de deux ans
  5. Joseph fuit en Égypte avec Marie et Jésus
  6. Après la mort d’Hérode, Joseph veut retourner en Judée (donc Bethléem)
  7. À cause d’Archélaüs, Joseph change de plan et se rend à Nazareth pour la première fois[4]

Dans Matthieu, Nazareth n’est pas la ville d’origine mais un lieu de refuge improvisé.[4]

Contradiction irréconciliable

Ces deux versions sont mutuellement exclusives :

  • Selon Luc : Nazareth → Bethléem (voyage temporaire) → retour à Nazareth
  • Selon Matthieu : Bethléem (résidence) → Égypte (fuite) → tentative de retour en Judée → finalement Nazareth (nouveau lieu de résidence)

Il est impossible que les deux récits soient historiquement vrais simultanément.[3][4]

  1. Contradiction sur la fuite en Égypte

Matthieu : la fuite en Égypte

Matthieu 2:13-15 raconte la fuite en Égypte :

« Lorsqu’ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu’à ce que je te parle; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode… »[4]

Chronologie de Matthieu après la naissance :

  • Visite des Mages (Matthieu 2:1-12)
  • Fuite en Égypte (Matthieu 2:13-15)
  • Massacre des Innocents ordonné par Hérode (Matthieu 2:16-18)
  • Mort d’Hérode (Matthieu 2:19)
  • Retour d’Égypte et installation à Nazareth (Matthieu 2:19-23)

Luc : retour direct à Nazareth

Luc 2:22-39 présente une chronologie totalement incompatible :

« Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur… Lorsqu’ils eurent accompli tout ce qu’ordonnait la loi du Seigneur, Joseph et Marie retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. »[1][2][3]

Chronologie de Luc après la naissance :

  • Visite des bergers (Luc 2:8-20)
  • Circoncision de Jésus le 8e jour (Luc 2:21)
  • Présentation au Temple de Jérusalem le 40e jour, pour les rites de purification (Luc 2:22-38)
  • Retour immédiat et direct à Nazareth (Luc 2:39)[2][1][3]

Aucune mention de Mages, de menace d’Hérode, de fuite en Égypte, ou de massacre des Innocents.[2][3][4]

Contradiction manifeste

Luc 2:39 affirme explicitement que la famille est retournée directement à Nazareth après avoir accompli les rites au Temple de Jérusalem (40 jours après la naissance).[1][3][2]

Matthieu 2:14 affirme que la famille a fui en Égypte immédiatement après la visite des Mages (qui, selon le récit, a eu lieu un certain temps après la naissance, peut-être plusieurs mois).[4]

Ces deux récits ne peuvent pas coexister :

  • Si la famille est allée au Temple de Jérusalem 40 jours après la naissance (Luc), pourquoi Hérode, qui cherchait activement l’enfant, ne l’a-t-il pas trouvé ?
  • Si la famille a fui en Égypte immédiatement après la visite des Mages (Matthieu), quand auraient-ils pu aller à Jérusalem pour la présentation au Temple ?
  • Si la famille est retournée directement à Nazareth après la présentation au Temple (Luc 2:39), la fuite en Égypte n’a pas pu avoir lieu.[3][2][4]
  1. Autres contradictions et incohérences

Le recensement de Quirinius (Luc)

Luc 2:1-2 situe la naissance de Jésus lors du recensement ordonné par l’empereur Auguste, sous le gouverneur Quirinius :

« En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. »[1][2][3]

Problème historique majeur :

  • Le recensement de Quirinius a eu lieu en 6-7 ap. J.-C., selon l’historien Josèphe et les sources romaines[3]
  • Hérode le Grand (mentionné par Matthieu) est mort en 4 av. J.-C.[3][4]
  • Il y a donc un écart de 10 ans entre la mort d’Hérode (Matthieu) et le recensement de Quirinius (Luc)[3]

Les visiteurs de l’enfant

Luc : Seuls les bergers visitent l’enfant la nuit de sa naissance (Luc 2:8-20)[2][1]

Matthieu : Seuls les Mages d’Orient visitent l’enfant, probablement plusieurs mois après sa naissance (Matthieu 2:1-12)[4]

Aucun des deux évangiles ne mentionne l’autre groupe de visiteurs.[2][4]

L’annonciation

Luc : L’ange Gabriel annonce la naissance à Marie à Nazareth (Luc 1:26-38)[2]

Matthieu : Un ange apparaît en songe à Joseph pour lui expliquer la grossesse de Marie (Matthieu 1:18-25)[4]

Le consensus académique

Position des historiens critiques

La grande majorité des historiens et biblistes modernes — qu’ils soient chrétiens, juifs, agnostiques ou athées — reconnaissent que les récits de Matthieu et de Luc sont irréconciliables sur les plans historique et chronologique.[3][4]

Exemples de spécialistes reconnaissant ces contradictions :

  • Raymond E. Brown (1928-1998), prêtre catholique et l’un des plus grands biblistes du XXe siècle, auteur de The Birth of the Messiah, reconnaît ouvertement ces contradictions et affirme que les récits de l’enfance sont des constructions théologiques plutôt que des récits historiques[4]
  • John Dominic Crossan, bibliste catholique irlandais, affirme que les récits de la Nativité sont des mythes théologiques créés pour communiquer des vérités spirituelles, non des faits historiques[4]
  • Geza Vermes (1924-2013), historien juif spécialiste du Jésus historique, considérait les récits de l’enfance comme des légendes tardives sans fondement historique[4]
  • Bart D. Ehrman, spécialiste du Nouveau Testament (ancien chrétien évangélique devenu agnostique), souligne que ces contradictions sont enseignées dans toutes les facultés de théologie sérieuses, y compris dans les séminaires chrétiens[3][4]

Les interprétations théologiques modernes

Face à ces contradictions manifestes, les spécialistes chrétiens modernes proposent généralement deux approches :

  1. L’approche historico-critique

Cette approche, dominante dans les universités et les séminaires protestants et catholiques modernes, reconnaît que :

  • Matthieu et Luc ont créé des récits théologiques distincts pour communiquer des vérités christologiques, sans nécessairement chercher à rapporter des faits historiques précis[5][3][4]
  • Chaque évangéliste poursuivait un objectif théologique propre :
    • Matthieu : Présenter Jésus comme le nouveau Moïse (fuite en Égypte rappelle l’Exode, massacre des Innocents rappelle le massacre des nouveau-nés hébreux sous Pharaon, retour d’Égypte rappelle la sortie d’Égypte)[4]
    • Luc : Présenter Jésus comme le Sauveur universel (bergers = les pauvres, présentation au Temple = respect de la Loi juive, Siméon et Anne prophétisent la mission universelle)[2][3]
  • Les récits de l’enfance ont été composés tardivement (probablement dans les années 80-90 ap. J.-C.), bien après les événements supposés, et reflètent les traditions et les préoccupations théologiques des premières communautés chrétiennes[5][3][4]
  1. L’approche harmonisante (fondamentaliste)

Certains chrétiens conservateurs et fondamentalistes tentent de « harmoniser » les deux récits en proposant des scénarios complexes, par exemple :

  • Joseph et Marie habitaient à Nazareth (Luc), sont allés à Bethléem pour le recensement, Jésus est né, ils ont décidé de rester à Bethléem, les Mages sont venus, ils ont fui en Égypte, puis sont revenus à Nazareth[3]

Problèmes avec cette approche :

  • Elle nécessite d’ajouter des éléments absents des textes pour combler les lacunes
  • Elle contredit les affirmations explicites de Luc 2:39 (retour immédiat à Nazareth)
  • Elle ne résout pas le problème du recensement de Quirinius (10 ans d’écart avec Hérode)
  • Elle est rejetée par la quasi-totalité des biblistes académiques, y compris chrétiens[3][4]

Pourquoi ces contradictions existent-elles ?

Les historiens proposent plusieurs explications :

  1. Sources différentes

Matthieu et Luc utilisaient probablement des traditions orales différentes circulant dans des communautés chrétiennes distinctes:[5][3][4]

  • Matthieu s’adressait probablement à une communauté judéo-chrétienne et utilisait des motifs de l’Ancien Testament (Moïse, Exode, accomplissement des prophéties)[4]
  • Luc s’adressait à une communauté pagano-chrétienne et mettait l’accent sur l’universalité du salut et la piété juive de Marie et Joseph[2][3]
  1. Objectifs théologiques distincts

Chaque évangéliste construisait un récit pour communiquer des vérités théologiques, non pour rapporter des faits historiques bruts:[5][3][4]

  • Matthieu voulait montrer que Jésus accomplissait les Écritures juives et était le Messie attendu
  • Luc voulait montrer que Jésus était le Sauveur universel, né dans l’humilité et reconnu par les pauvres
  1. Absence de témoins directs

Ni Matthieu ni Luc n’étaient témoins directs de la naissance de Jésus:[5][3][4]

  • Les évangiles ont été rédigés 40 à 60 ans après les événements supposés (vers 80-90 ap. J.-C. pour Matthieu et Luc)[3][4]
  • Les récits de l’enfance sont probablement des ajouts tardifs aux traditions évangéliques, qui à l’origine commençaient avec le baptême de Jésus par Jean-Baptiste (comme Marc)[3][4]
  1. Genre littéraire : midrash ou haggadah

Certains spécialistes suggèrent que les récits de la Nativité relèvent du genre littéraire juif du midrash ou de la haggadah, c’est-à-dire des récits théologiques construits autour de textes de l’Ancien Testament pour en dégager le sens spirituel, sans prétention à l’exactitude historique:[5][4]

  • Matthieu construit son récit autour de citations de l’Ancien Testament (Michée 5:1 pour Bethléem, Osée 11:1 pour « J’ai appelé mon fils d’Égypte », Jérémie 31:15 pour les pleurs de Rachel)[4]
  • Luc utilise des cantiques (Magnificat, Benedictus, Nunc Dimittis) inspirés de l’Ancien Testament[2]

Conclusion

Les récits de la Nativité dans Matthieu et Luc contiennent des contradictions manifestes et irréconciliables:[2][3][4]

  1. Sur la résidence initiale : Nazareth (Luc) vs Bethléem (Matthieu)
  2. Sur la fuite en Égypte : Absente chez Luc (retour direct à Nazareth) vs centrale chez Matthieu
  3. Sur le recensement : Sous Quirinius en 6-7 ap. J.-C. (Luc) vs sous Hérode mort en 4 av. J.-C. (Matthieu)
  4. Sur les visiteurs : Bergers (Luc) vs Mages (Matthieu)

L’avis académique dominant, même parmi les biblistes chrétiens sérieux, est que ces contradictions démontrent que les deux récits ne peuvent pas être historiquement vrais simultanément. Ils sont mieux compris comme des constructions théologiques distinctes, chacune avec ses propres objectifs et messages spirituels, plutôt que comme des reportages historiques factuels.[5][2][3][4]

Cette reconnaissance des contradictions invalide en grande partie la valeur théologique ou spirituelle des textes prétendus sacrés.

Sources

  1. https://libertylive.church/the-nativity-2/
  2. https://ncec.catholic.edu.au/faith/scripture-resources/commentaries/the-gospel-of-luke/luke-617-26/
  3. https://akronalliance.org/2018/11/05/the-gospel-of-luke-caesar-augustus-and-the-baby-in-the-manger-luke-21-7/
  4. https://exploringchristianityforall.com/2018/12/21/she-wrapped-him-in-swaddling-clothes-and-laid-him-in-a-manger-luke-27-the-birth-of-jesus/
  5. https://theconversation.com/au-moyen-age-linvention-dun-jesus-petit-garnement-272184

A quelle date ?

La date de la naissance de Jésus : histoire et mythes

La question de la date historique de la naissance de Jésus et de sa célébration au cours des premiers siècles du christianisme est une question historique complexe et fascinante qui nécessite de clarifier plusieurs points fondamentaux.

Ce que dit réellement la Bible

Il est crucial de noter que la Bible ne mentionne pas la date exacte de la naissance de Jésus. Les deux seuls récits évangéliques de la Nativité (dans les Évangiles de Luc et de Matthieu) ne donnent aucune date précise. Les indices bibliques suggèrent plutôt que Jésus est probablement né au printemps, probablement en avril ou mai, entre 6 et 4 avant J.-C.. En effet, les évangélistes mentionnent des bergers gardant des troupeaux dans les champs, ce qui correspondrait davantage au printemps qu’à l’hiver. De plus, la naissance de Jésus s’inscrirait au moment de la Pâque juive, une fête de printemps.[1][2][3][4]

L’absence de célébration avant le IVe siècle

Avant le quatrième siècle, il n’existait pas de célébration officielle et généralisée de la naissance de Jésus—ni au printemps, ni à aucune autre date. Voici pourquoi:

Les premiers chrétiens ne célébraient pas l’anniversaire de la naissance

Selon les sources historiques, les premiers chrétiens ne célébraient que la Pâque (Résurrection) et l’Épiphanie (6 janvier), pas la Nativité. L’historien chrétien Sextus Julius Africanus et les Pères de l’Église des premiers siècles (comme Irénée et Tertullien) ne mentionnent pas de célébration de la naissance de Jésus.[2][3][4][5][1]

Les quelques tentatives isolées avant le IVe siècle

Les rares références avant le IVe siècle sont marginales et isolées:

Vers 200 ap. J.-C. (Égypte): Clément d’Alexandrie rapporte que certains théologiens gnostiques égyptiens, « fort curieux », ont calculé le 25 Pachon (20 mai) comme date de naissance de Jésus. Cependant, ces gnostiques n’ont pas fait cela parce qu’ils croyaient réellement que Jésus était né ce jour-là, mais simplement parce que mai était le neuvième mois de leur calendrier. De plus, même ceux-ci célébraient le 6 janvier (Épiphanie), pas le 25 décembre.[6][7][1]

Vers 203-204 ap. J.-C. (Rome): Hippolyte de Rome mentionne dans son Commentaire sur Daniel l’association entre le 25 mars (équinoxe de printemps) et la date de la création du monde et de la conception de Jésus. Selon cette logique théologique, si Jésus a été conçu le 25 mars, il serait né neuf mois plus tard, le 25 décembre. Mais il ne s’agissait que d’une déduction théologique, une hypothèse intelligente, ni un fait établi, ni une célébration effective.[7][6][2]

L’institutionnalisation du 25 décembre au IVe siècle

Le 25 décembre correspond au solstice d’hiver dans le calendrier romain (ou très proche de cette date astronomique).[8][4][5][1]

Quand et comment le 25 décembre a été adopté

La première attestation documentée de la célébration de la Nativité le 25 décembre remonte à 336 ap. J.-C. à Rome, durant le papauté de Liberius (pape de 352 à 366), bien que certaines sources fassent remonter la décision à Pope Julius I (pape de 337 à 352). Cette date figure pour la première fois dans le Chronographus Romanus (Calendrier romain de 354), rédigé vers 353-354 ap. J.-C., où il est écrit: « natus Christus in Betleem Judeae » (le Christ est né à Bethléem en Judée).[9][5][1][6]

L’empereur Constantin (converti au christianisme autour de 312) n’a pas directement institué Noël le 25 décembre, bien que certains le suggèrent. Cependant, c’est sous son règne que la formalisation ecclésiale de cette date a progressivement pris forme dans l’Église romaine.[1][2]

Pourquoi le 25 décembre ?

Les historiens sont divisés sur la question de savoir si les chrétiens ont choisi le 25 décembre principalement à cause de Sol Invictus ou pour d’autres raisons:
Plusieurs explications théologiques et historiques expliquent le choix du 25 décembre:

1- Substitution aux fêtes païennes déjà existantes: L’Église romaine a choisi le 25 décembre, une date déjà importante dans le calendrier romain:

  • La Saturnalia (festival de Saturne) se terminait le 23-24 décembre[8][1]
  • Le 25 décembre était la date de la Fête du Sol Invictus (divinité païenne romaine, « Soleil Invaincu »), instituée par l’empereur Aurélien en 274 ap. J.-C.[6][1][8]
  • C’était également une période de célébrations du solstice d’hiver chez les peuples barbares[1]

En plaçant la naissance du Christ le 25 décembre, l’Église pouvait progressivement remplacer ou « christianiser » ces fêtes païennes tout en conservant une continuité de sens symbolique: du culte du « Soleil Invaincu » au culte du « Soleil de Justice » (Jésus).[2][8][4][5][1]9

2- Force du symbolisme du solstice d’hiver: Le 25 décembre correspond au moment où, après le solstice d’hiver (vers le 21 décembre), la durée du jour recommence progressivement à augmenter. L’Église a interprété cela symboliquement: Jésus est le « Soleil véritable » qui apporte la lumière au monde, la victoire des ténèbres sur le mal.[4][8][9]

3- Logique théologique des neuf mois: Depuis le IIe-IIIe siècle (Hippolyte, Sextus Julius Africanus, Augustin), les théologiens chrétiens ont associé le 25 mars (équinoxe de printemps) à la conception de Jésus (jour de l’Annonciation), à la création du monde, et à la crucifixion du Christ. Neuf mois après le 25 mars, on arrive au 25 décembre. Augustine d’Hippone écrivait vers 399-419 ap. J.-C.: « Il [Jésus] est cru avoir été conçu le 25 mars, jour où il a aussi souffert; ainsi le sein vierge dans lequel il a été conçu… correspond au nouveau tombeau… ».[5][2][7][

4- Pure coïncidence Il est également possible que la concordance des dates soit purement fortuite, résultant de la convergence naturelle de symboliques solaires universelles autour du solstice d’hiver.

Diffusion progressive vers l’Est 

À Rome: La célébration du 25 décembre était établie vers 336-354 ap. J.-C..[4][6][9][1]

En Égypte: La date du 25 décembre pour la Nativité s’est implantée plus tardivement, entre 427 et 433 ap. J.-C., comme l’atteste Paul d’Émèse qui prêchait sur la Nativité en décembre vers 432 ap. J.-C..[6][9]

À Antioche: La ville a résisté longtemps à l’adoption du 25 décembre pour privilégier le 6 janvier (Épiphanie). C’est seulement en 386 ap. J.-C., grâce à saint Jean Chrysostome, que la célébration du 25 décembre a été progressivement acceptée.[9][6]

En Orient: L’Église d’Orient a longtemps continué de célébrer le 6 janvier (Épiphanie) comme la fête principale de la manifestation de Jésus. La date du 25 décembre a été ajoutée progressivement au cours du IVe siècle, mais certaines Églises orientales continuent de célébrer Noël le 6 janvier ou ont adopté les deux dates.[5][1]

Les trois rois mages, qui n'avaient rien de royal

Encore un mythe ?
C

La mention de mages venus d’Orient n’apparaît, ici encore, que dans une seule des quatre évangiles, celle de Mathieu (2,1-16) alors que Luc ne parle que de quelques bergers venus rendre visite au gamin. À aucun moment l’évangile de Mathieu ne les identifie comme des rois et n’indique jamais leur nombre. Les affubler du titre de roi et les compter au nombre de trois ne sont que deux inventions supplémentaires. Et les noms qu’ils reçoivent actuellement sont apparus au huitième siècle… Si les évangiles canoniques donnent peu de renseignements à leur sujet, les évangiles apocryphes sont plus bavardes. On y apprend, en particulier, que celle du pseudo Mathieu les fait venir visiter JC deux ans après sa naissance (16,1), un détail soigneusement oublié par l’iconographie chrétienne.

La bonne étoile qui guide les mages

Incohérence historique et aucune réalité astronomique
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Les mages, à identifier probablement comme des astrologues, ont été guidés dans leur voyage, selon Mathieu, par une étoile qui les mena jusqu’au lieu de naissance. Mais l’astre se caractérise par un mouvement fantasque puisqu’il s’arrête au dessus du lieu de naissance qui est, d’après Mathieu, une maison et, selon Luc, une crèche… De nombreux efforts ont été déployés pour faire correspondre l’étoile à un phénomène astronomique soit inattendu (passage d’une comète, explosion d’une étoile en supernova), soit prédictible (rapprochement de deux planètes simulant un objet unique extrêmement brillant). Ces tentatives ne peuvent qu’être vouées à l’échec, les informations sur l’événement (date, lieu, orientation) sont pauvres et incohérentes et lui interdisent toute réalité historique.

Yule, victoire de la lumière sur les ténèbres

Comment Yule a été supplanté par la chrétienté
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Yule (ou Yuletide) est une ancienne fête hivernale célébrée par les peuples germaniques et scandinaves, notamment durant le solstice d’hiver (autour du 21 décembre). Le terme provient du vieil norrois « jól » ou du vieil anglais « geol », dont l’étymologie exacte reste débattue parmi les historiens.[1][2][3]

Origines historiques

Les peuples célébrants

Yule était principalement célébré par les peuples germaniques et scandinaves avant leur christianisation : les Saxons, les Angles, les Jutes, les Danois, les Norvégiens et les Suédois. Ces peuples habitaient les régions actuelles d’Europe du Nord et centrale.[3][1]

La période de célébration

Yule correspondait au solstice d’hiver, le moment de l’année où le soleil est à son point le plus bas dans le ciel. Dans le calendrier grégorien moderne, cela correspond aux alentours du 21-22 décembre, mais la fête s’étendait sur une période plus longue, plusieurs jours ou même plusieurs semaines selon les cultures.[1][3]

Certaines traditions font remonter Yule au moment où le soleil « renaît » après le solstice, c’est-à-dire à partir du 25 décembre (selon le calendrier julien) ou du 1er janvier, ce qui explique les connexions historiques avec les dates de Noël et du Nouvel An.[3][1]

Signification religieuse et cosmique

Le cycle solaire

Pour les peuples germaniques et scandinaves, Yule avait une signification cosmique fondamentale : elle marquait le retour du soleil après le déclin du jour au cours de l’automne et de l’hiver. La fête était une célébration de la renaissance et de la victoire de la lumière sur les ténèbres.[1][3]

Les divinités associées

Dans la mythologie nordique, Yule était particulièrement associée au dieu Odin (aussi appelé Wodan ou Wotan chez les autres peuples germaniques). Selon certaines traditions nordiques, Odin chevaucherait à travers le ciel la nuit de Yule pour distribuer des cadeaux et des bénédictions à ceux qui avaient été vertueux.[4][5][1]

Cette croyance explique potentiellement le lien avec la figure moderne du Père Noël (Santa Claus), qui chevauche son traîneau tiré par des rennes pour distribuer des cadeaux durant la nuit de Noël.[5][4][1]

Les traditions et pratiques

Les feux

Une pratique centrale de Yule était l’allumage de feux et de bûches durant la nuit du solstice. Ces feux servaient plusieurs objectifs :[6][3][1]

  • Symboliques : Invoquer le retour du soleil en brûlant des feux comme représentation de la lumière solaire[3][1]
  • Pratiques : Fournir de la chaleur et de la lumière durant les nuits hivernales les plus longues[1]
  • Rituels : Certaines traditions impliquaient de brûler une énorme bûche (la « bûche de Yule ») durant plusieurs jours consécutifs. Les cendres de cette bûche étaient parfois répandues sur les champs pour assurer une bonne récolte l’année suivante, ou sur le seuil des portes pour protéger les maisons du malheur.[7][8][6][1]

Les festins et réjouissances

Comme beaucoup de fêtes hivernales anciennes, Yule était marquée par des festins, des beuveries et des réjouissances communautaires. Ces célébrations servaient à :[6][3][1]

  • Fortifier les communautés durant les mois difficiles d’hiver[1]
  • Consommer les réserves alimentaires avant qu’elles ne se dégradent[1]
  • Renforcer les liens sociaux au sein du groupe[1]

Le gui et les décorations

Le gui et d’autres plantes toujours vertes (le houx, le lierre, les couronnes de branches vertes) jouaient un rôle important dans les traditions de Yule:[6][3][1]

  • Ces plantes symbolisaient la vie éternelle et la continuité, car elles restaient vertes même en hiver quand tout le reste était mort ou dormant[3][6][1]
  • On les accrochait à la maison pour protéger les habitants et attirer les bénédictions[6][1]
  • Chez les Celtes et les Germains, le gui était considéré comme sacré et doté de pouvoirs magiques[6][1]

Les cadeaux

Bien que moins formalisé que dans la tradition chrétienne moderne, Yule comportait l’échange de cadeaux ou du moins l’offrande de présents aux dieux et aux esprits:[4][5][1]

  • Selon certaines traditions nordiques, Odin distribuait des cadeaux la nuit de Yule[5][4][1]
  • Ces cadeaux représentaient les bénédictions attendues pour l’année à venir[1]

Yule et le christianisme

La « christianisation » de Yule

Lorsque le christianisme s’est implanté dans les régions germaniques et scandinaves (à partir du Ve-VIe siècles environ), l’Église a fait face à un dilemme : Yule était une fête profondément enracinée dans la culture locale et dans l’imaginaire collectif du peuple.[5][6][1]

Plutôt que d’éradiquer Yule, l’Église a choisi une stratégie d’assimilation : elle a progressivement associé Yule au cycle chrétien hivernal:[5][6]

  • Noël (25 décembre) a absorbé bon nombre des traditions de Yule : les feux, les bûches brûlées, le gui, les couronnes, les festins, les cadeaux[3][6][1]
  • La période de Noël à Nouvel An a conservé le caractère festif et les réjouissances de Yule[3][1]
  • Les traditions liées au Nouvel An (1er janvier) héritent également de Yule, notamment l’échange de vœux et la célébration du renouveau[3][1]

Persistance des traditions

Aujourd’hui, de nombreuses traditions de Yule ont survécu dans les pratiques de Noël modernes, souvent sans que les gens en connaissent l’origine païenne:[6][3][1]

  • Le sapin de Noël : Hérité à la fois de traditions germano-scandinaves de Yule et d’associations chrétiennes ultérieures[9][6][1]
  • La bûche de Noël : Représentation directe de la bûche de Yule brûlée durant le solstice[8][7]
  • Le gui : Hérité directement des traditions de Yule[6][3][1]
  • Les couronnes de Noël : Héritage des couronnes de branches vertes de Yule[6][1]
  • Les festins et réjouissances : Continuation directe des festivités de Yule[3][1][6]
  • La distribution de cadeaux : Inspirée par le modèle d’Odin distribuant des cadeaux la nuit de Yule[4][5][1]

Yule dans les contextes religieux modernes

Le néopaganisme

Avec la résurgence du néopaganisme et des religions de la Wicca au XXe siècle, Yule a été ravivée comme fête religieuse chez les praticiens modernes:[1]

  • Sabbat de Yule : Dans la Wicca et les traditions païennes modernes, Yule est l’un des huit sabbats du calendrier neopagan (Samhain, Imbolc, Beltane, Lughnasadh, Mabon, Samhain, Yule, Imbolc)[1]
  • Elle est célébrée comme la fête du retour du Dieu solaire ou du renouvellement de la lumière[1]
  • Les rituels incluent l’allumage de feux, la consommation de festins, la décoration avec du gui et du houx[1]

Les études historiques

Depuis le XIXe siècle, les folkloristes et les historiens se sont intéressés à Yule comme témoignage des croyances et des pratiques des peuples germaniques et scandinaves préhistoriques:[3][1]

  • La reconstruction de Yule à partir de sources fragmentaires (sagas nordiques, récits folkloriques, traditions survivantes) reste partiellement spéculative[1]
  • Certains détails de Yule ont été amplifiés ou reformulés par les écrivains romantiques du XIXe siècle[1]

Conclusion

Yule était une fête ancienne et profondément significative pour les peuples germaniques et scandinaves, marquant la victoire de la lumière sur les ténèbres au moment du solstice d’hiver. Elle associait des pratiques religieuses (rituels en l’honneur des dieux, notamment Odin), des pratiques communautaires (festins, réjouissances) et des pratiques apotropaïques (feux, gui, décorationsprotectrices).[6][3][1]

Bien qu’en grande partie supplantée par la fête chrétienne de Noël, les traditions de Yule ont survécu dans la culture européenne sous la forme de nombreuses coutumes de Noël modernes que nous acceptons sans toujours connaître leurs origines païennes. Ce syncrétisme entre Yule et Noël illustre le processus historique par lequel l’Église chrétienne a intégré et transformé les croyances et les pratiques des peuples qu’elle convertissait, créant ainsi une synthèse culturelle durable.[5][3][6][1]

Sources

  1. https://www.youtube.com/watch?v=ZZorjIAY258
  2. https://saintbrieuc-treguier.catholique.fr/saint-francois-d-assise-noel-1223/
  3. https://www.lavie.fr/idees/histoire/comment-lacircne-et-le-boeliguf-ont-fait-leur-entreacutee-dans-la-cregraveche-14420.php
  4. https://www.fpchurch.org.uk/2021/12/the-pagan-origin-of-christmas-a-reminder/
  5. https://www.youtube.com/watch?v=Bk8UIlXJrEU
  6. http://unispourchrist.free.fr/pdf/Origine_noel.pdf
  7. https://borivaliassembly.net/ministry-corner/the-origin-of-christmas/
  8. https://mattayars.com/debunking-the-myth-ash-wednesday-lent-and-the-weeping-for-tammuz/
  9. https://www.caswellvisuals.com/bible-studies/christmas-tree-origin

Adoration de la Crèche, des Anges, de l'Âne et du Bœuf

Une invention de St-François-d ‘Assise au 13ème siècle.
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La crèche dans les évangiles canoniques

Seul l’évangile de Luc mentionne explicitement que Jésus a été déposé dans une crèche (mangeoire) après sa naissance. Le texte de Luc 2:7 précise : « Elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota et le coucha dans une crèche, car il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie ».[1][2][3][4]

Matthieu rapporte également la naissance de Jésus à Bethléem (Matthieu 2:1-11) et la visite des Mages, mais ne fournit aucun détail sur le lieu exact de la naissance ou l’utilisation d’une crèche. Selon Matthieu, les Mages visitent l’enfant dans une « maison » (oikia), ce qui suggère que la famille avait trouvé un logement plus permanent après la naissance initiale.[5]

Marc et Jean ne relatent pas du tout la naissance de Jésus. Marc débute son évangile avec le ministère de Jean-Baptiste et le baptême de Jésus adulte, tandis que Jean commence par un prologue théologique (« Au commencement était la Parole ») avant de passer au ministère public de Jésus. Cette absence reflète des priorités théologiques différentes : pour Marc et Jean, l’essentiel du message chrétien concerne la mort et la résurrection de Jésus, non les circonstances de sa naissance.[6][5]

Les apparitions angéliques

Contrairement à ce qu’on pourrait supposer, ce ne sont pas seulement Luc qui mentionne des messagers célestes. Luc est le seul à décrire l’apparition des anges aux bergers la nuit de la naissance (Luc 2:8-14). Cependant, Matthieu mentionne également des interventions angéliques, mais dans des contextes différents et adressées à Joseph en songe plutôt qu’aux bergers :[3][4][7][5]

  • Un ange apparaît à Joseph pour l’avertir de ne pas répudier Marie, enceinte du Saint-Esprit (Matthieu 1:20-21)
  • Un ange apparaît à Joseph une deuxième fois pour l’instruire de fuir en Égypte avec l’enfant (Matthieu 2:13)
  • Un ange apparaît une troisième fois pour avertir Joseph de revenir d’Égypte (Matthieu 2:19-20)

Il serait donc plus précis de dire que Luc est le seul à mentionner l’apparition des anges aux bergers la nuit de la naissance, tandis que Matthieu mentionne également des interventions angéliques, mais adressées uniquement à Joseph en songe.

L’absence des autres évangélistes

Le silence de Marc et Jean concernant la naissance de Jésus reflète effectivement une absence notoire dans leur narration. Cependant, il ne faut pas interpréter ce silence comme « inquiétant » au sens d’une conspiration ou d’une censure. Il s’agit plutôt d’une diversité de priorités théologiques et narratives. Chaque évangéliste choisit les matériaux qui correspondent à son projet littéraire et théologique spécifique.[5]

L’âne et le bœuf : origines apocryphes

On ne trouve effectivement aucune mention de l’âne et du bœuf dans les quatre évangiles canoniques. Ces deux animaux apparaissent pour la première fois dans des textes apocryphes, notamment dans l’Évangile du Pseudo-Matthieu, un texte attribué faussement à l’apôtre Matthieu et datant du Ve ou VIIe siècle après J.-C..[8][9][10][11][12][13][6]

Le Pseudo-Matthieu, chapitre 14, rapporte : « La très bénie Marie sortit de la grotte et entra dans une étable, plaça l’enfant dans la stalle, et le bœuf et l’âne l’adorèrent ».[9][8]

Les origines théologiques antérieures

Bien avant le Pseudo-Matthieu, Origène, un Père de l’Église influent du IIIe siècle, avait déjà proposé une interprétation allégorique fondée sur le texte d’Isaïe 1:3 : « Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne, la crèche de son maître ». Origène suggérait que le bœuf représentait les chrétiens issus des nations païennes et l’âne le peuple juif, tous deux réunis pacifiquement autour de Jésus.[10][11][12][8][9]

Cette exégèse symbolique explique pourquoi les deux animaux se sont implantés dans l’iconographie chrétienne médiévale bien avant d’être mentionnés dans les textes apocryphes.[8][9][10]

Le statut des évangiles apocryphes

Les textes apocryphes comme le Pseudo-Matthieu ont été rédigés dans les premiers siècles de la chrétienté, mais ont été exclus du canon biblique par les autorités ecclésiastiques. Il est important de préciser que ces textes ne ont pas été simplement « déclarés faux » au sens où ils auraient été délibérément mensongers. Ils ont plutôt été jugés non canoniques, c’est-à-dire ne faisant pas partie de l’Écriture sainte inspirée par le Saint-Esprit.[6][9][8]

Les raisons de cette exclusion variaient selon les textes : certains contenaient des doctrines considérées comme hétérodoxes, d’autres présentaient des attributions pseudépigraphiques (fausses attributions à des apôtres), et d’autres encore avaient un caractère trop légendaire ou fantastique pour être considérés comme des récits fiables. Bien que marginalisés du canon officiel, certains de ces textes ont néanmoins exercé une influence durable sur la tradition chrétienne, notamment sur l’iconographie et les représentations de la Nativité.[6]

Saint François d’Assise et l’invention de la crèche

La tradition de l’adoration matérielle de la crèche par les chrétiens est effectivement liée à saint François d’Assise, mais il faut nuancer l’affirmation d’une « invention » au XIIIe siècle.[14][15][16][17][18][19][9]

Ce qu’a réellement créé François

En 1223, saint François d’Assise a créé la première crèche vivante (appelée aussi « presepio » ou « presepium ») dans une grotte du village de Greccio en Italie, pendant la messe de minuit de Noël. Selon la biographie de Thomas de Celano écrite au XIIIe siècle, François aurait dit à son ami Giovanni Velita :[15][16][17][18][19][9][14][8]

« Je veux évoquer le souvenir de l’enfant qui naquit à Bethléem et de tous les désagréments qu’il endura dès son enfance. Je veux le voir, de mes yeux de chair, tel qu’il était, couché dans une mangeoire et dormant sur le foin, entre un bœuf et un âne ».[16][18][19][9][14][8]

Cette première crèche constituait une reconstitution liturgique de la Nativité avec de vrais animaux (un âne et un bœuf), une vraie mangeoire remplie de paille, dans une vraie grotte. Ce n’était pas une simple pièce de théâtre, mais une célébration religieuse : François, revêtu de la dalmatique de diacre, proclamait l’Évangile et commentait le mystère de l’Incarnation devant l’assemblée réunie.[18][19][9][14][15][16]

L’intention théologique de François

L’objectif de François était profondément théologique : faire vivre concrètement et sensoriellement le mystère de l’Incarnation en permettant aux fidèles, beaucoup illettrés, de « voir de leurs yeux de chair » le dépouillement extrême dans lequel Dieu s’était incarné. François cherchait à rendre accessible à tous la réalité du Christ-enfant dans une extrême pauvreté.[19][9][14][16][18]

Pourquoi François a inclus l’âne et le bœuf

L’inclusion de l’âne et du bœuf dans la crèche de Greccio ne relevait pas du hasard mais s’appuyait sur une solide tradition:[9][8]

  1. La tradition iconographique médiévale : Les représentations artistiques de la Nativité incluaient déjà régulièrement les deux animaux avant 1223[8][9]
  2. L’Écriture sainte : Le texte d’Isaïe 1:3 sur le bœuf et l’âne connaissant la crèche de son maître[10][9][8]
  3. Les textes apocryphes : L’Évangile du Pseudo-Matthieu mentionnait explicitement les deux animaux[11][9][8]
  4. La théologie franciscaine : Pour François, toute la Création, y compris les animaux, participait au salut apporté par l’Incarnation du Christ[19][9][8]

Diffusion et évolution de la tradition

Après 1223, la pratique de la crèche s’est rapidement répandue à travers l’Europe chrétienne. Les crèches ont évolué des représentations vivantes initiales vers des miniatures installées dans les églises et les foyers. Cette évolution culmine avec le développement des traditions régionales, comme les santons de Provence et autres figurines.[17][14][16][9]

Formulation précise

Il serait plus exact de dire que saint François d’Assise n’a pas « inventé » la tradition de la crèche en tant que telle, car les récits de la Nativité existaient depuis le début du christianisme et l’iconographie de la crèche était déjà établie au Moyen Âge. Plutôt, François a créé la première crèche vivante et a instauré sa représentation matérielle et liturgique en tant que pratique dévotionnelle, ce qui a engendré la tradition universelle des crèches que nous connaissons aujourd’hui.[14][16][17][18][9][19]

Conclusion

En résumé, si la crèche, l’âne et le bœuf n’apparaissent que dans Luc (pour la crèche) et dans les évangiles apocryphes (pour les animaux), leur présence dans la tradition chrétienne dépasse une simple « invention » tardive. Il s’agit plutôt d’une confluence de sources et de traditions:[9][10][8]

  • L’Écriture sainte (notamment Isaïe 1:3 et Luc 2)
  • L’exégèse des Pères de l’Église (particulièrement Origène)
  • L’iconographie médiévale
  • Les textes apocryphes
  • L’innovation liturgique de François d’Assise en 1223

Cette convergence de facteurs a finalement cristallisé la représentation de la Nativité que nous connaissons aujourd’hui, avec tous ses éléments constitutifs : l’enfant Jésus, la crèche, les animaux, les bergers et les anges.[10][14][19][8][9]

Sources:

  1. https://biblehub.com/luke/2-7.htm
  2. https://www.gotquestions.org/Jesus-manger.html
  3. https://ncec.catholic.edu.au/faith/scripture-resources/commentaries/the-gospel-of-luke/luke-617-26/
  4. https://libertylive.church/the-nativity-2/
  5. https://exploringchristianityforall.com/2018/12/21/she-wrapped-him-in-swaddling-clothes-and-laid-him-in-a-manger-luke-27-the-birth-of-jesus/
  6. https://theconversation.com/au-moyen-age-linvention-dun-jesus-petit-garnement-272184
  7. https://www.keepbelieving.com/sermon/2006-12-13-lessons-from-the-manger/
  8. https://jussy.epg.ch/2023/12/12/pourquoi-un-boeuf-et-un-ane-dans-letable/
  9. https://www.messagerdesaintantoine.com/content/la-creche-nouvelle-bethleem
  10. https://www.lavie.fr/idees/histoire/comment-lacircne-et-le-boeliguf-ont-fait-leur-entreacutee-dans-la-cregraveche-14420.php
  11. https://www.vds-phl.fr/2022/10/bestaire-l-ane-et-le-boeuf.html
  12. https://jalladeauj.fr/pierresetbible/page11/page13/files/page13-1024-full.html
  13. https://www.evangile-et-liberte.net/elements/numeros/184/article5.html
  14. https://saintbrieuc-treguier.catholique.fr/saint-francois-d-assise-noel-1223/
  15. https://www.sarthecatholique.fr/800eme-anniversaire-de-la-premiere-creche-vivante-a-greccio/
  16. https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/noel/547284-noel-1223-et-francois-crea-la-creche/
  17. https://www.lavie.fr/christianisme/francois-dassise-est-il-linventeur-de-la-creche-de-noel-85785.php
  18. https://www.holyart.fr/blog/noel/la-creche-de-greccio-la-creche-de-saint-francois/
  19. https://www.soeurs-saint-francois-assise.org/saint-francois-et-la-creche-de-greccio/

Obligation de célébrer Noël

Si non, vous n'êtes pas un bon catholique !
C

Le Concile d’Agde (506) et la messe de minuit : 

  1. Le Concile d’Agde (506) a rendu obligatoire la célébration de Noël [1][2][3][4][5][6][7][8]

Contexte historique :

  • Le Concile d’Agde s’est tenu en 506 ap. J.-C. dans l’église Saint-André de la ville d’Agde (dans l’actuel département de l’Hérault, France)[3][9]
  • Il a été convoqué avec la permission du roi wisigoth Alaric II (qui était lui-même arien, pas catholique)[9][3]
  • Le concile a réuni 24 évêques et 10 délégués représentant d’autres prélats empêchés[3][9]
  • Il était présidé par saint Césaire d’Arles, archevêque d’Arles[9][3]
  • Le concile a promulgué 49 canons réglant la discipline et le statut temporel de l’Église catholique dans le royaume wisigothique[3][9]

Décision concernant Noël :
Le Concile d’Agde a fait de Noël une fête d’obligation (fête d’obligation dogmatique). Plus précisément :[2][4][5][6][7][8][1]

  • Le concile a défini le rite selon lequel tout chrétien doit recevoir la communion trois fois par an : à Pâques, à la Pentecôte et à Noël[10][3]
  • Ceux qui ne célébraient pas Noël, Pâques et la Pentecôte n’étaient pas considérés comme de « vrais catholiques »[10]
  • Le Concile d’Agde a ainsi exhorté tous les chrétiens à recevoir la Sainte Communion lors de la fête de Noël[2]

Contexte plus large :

  • Trois ans plus tard, en 529, l’empereur byzantin Justinien déclare officiellement Noël jour chômé (jour férié civil), interdisant le travail et les affaires publiques ce jour-là[4][5][6][11][1][2]
  • Le Concile de Tours (567) proclame ensuite les douze jours entre Noël et l’Épiphanie comme une saison sacrée et festive, et établit le devoir du jeûne de l’Avent en préparation de la fête[2]
  • Le Concile de Braga (563) interdit le jeûne le jour de Noël[2]

Le Concile d’Agde n’a pas « créé » ou « institué » Noël, mais a simplement rendu sa célébration obligatoire dans sa juridiction (le royaume wisigothique du sud de la Gaule).[1][4][9][3][2]

Chronologie antérieure :

  • 336 ap. J.-C. : Première attestation documentée de la célébration de Noël le 25 décembre à Rome (Chronographe de 354)[12][13][14][1]
  • 337 ap. J.-C. : Le pape Jules Ier (ou selon certaines sources, le pape Liberius en 354) fixe officiellement la date de Noël au 25 décembre[7][1]
  • Ve siècle : Noël devient une fête d’une telle importance qu’elle marque le début de l’année ecclésiastique (jusqu’au Xe siècle, où l’Avent prendra cette place)[2]
  • 425 ap. J.-C. : L’empereur Théodose interdit les jeux cruels du cirque le jour de Noël[2]

Donc, en 506, Noël était déjà célébrée depuis près de 170 ans. Le Concile d’Agde a simplement rendu cette célébration obligatoire pour tous les chrétiens de son territoire, en exigeant notamment qu’ils communient ce jour-là.[10][3][2]

  1. La messe de minuit au Ve siècle

La messe de minuit a commencé à être célébrée au Ve siècle, circonstances et chronologie exacte:

Origine de la messe de minuit

Avant le Ve siècle : À Rome, une seule messe était célébrée le matin de Noël, en la basilique Saint-Pierre.[15][16]

Ve siècle – Introduction de la messe de minuit :

En 455 ap. J.-C., quatre ans après le Concile d’Éphèse (431) qui avait affirmé la maternité divine de Marie (Theotokos), le pape Sixte III (432-440) entreprit une innovation liturgique majeure:[16][17][18][15]

  • Il fit reconstruire la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome[17][15][16]
  • Il y installa un oratoire spécial appelé « à la crèche » (ad praesepe), représentant la grotte de Bethléem, lieu de la Nativité[15][16][17]
  • En plus de la messe matinale traditionnelle, une messe fut alors célébrée « à la crèche » au milieu de la nuit (aussi appelée « messe des Anges »), afin de commémorer précisément la naissance de Jésus[18][16][17][15]

Cette messe nocturne était célébrée dans cet oratoire qui reproduisait symboliquement la grotte de Bethléem.[16][17][15]

Alternative chronologique : Certaines sources situent la première messe de minuit en 590 ap. J.-C., donnée par le pape Grégoire le Grand à Rome. Cette divergence pourrait s’expliquer par le fait que Sixte III a institué la pratique à Sainte-Marie-Majeure en 455, tandis que Grégoire l’a peut-être formalisée ou généralisée en 590.[16]

VIe siècle – Institution des trois messes

Au VIe siècle, une troisième messe de Noël fut ajoutée aux deux précédentes, placée entre les deux, à l’aube:[19][20][15][16]

  • Cette messe était nommée « messe de l’Aurore »[19][15][16]
  • Elle avait initialement été célébrée pour rendre hommage à sainte Anastasie d’Illyrie, une martyre chère à la colonie byzantine de Rome de l’époque[20][15]
  • La fête de sainte Anastasie ayant été ultérieurement déplacée au 22 décembre, on a gardé la célébration de l’aurore au cœur du 25 décembre[20][15]
  • Elle est alors devenue la messe qui exprime la joie discrète mais déjà éclatante de Noël, comme une lumière qui commence à poindre après la nuit[15][16]

Les trois messes de Noël : un triptyque liturgique

Ensemble, les trois messes de Noël forment un triptyque liturgique:[17][19][20][15][16]

  1. La messe de Minuit (ou « messe des Anges ») : Célébrée dans la nuit, elle commémore la naissance physique du Christ et l’annonce aux bergers[17][19][20][15][16]
  2. La messe de l’Aurore (ou « messe des Bergers ») : Célébrée à l’aube, elle célèbre la manifestation du Christ au monde[19][20][15][16]
  3. La messe du Jour (ou « messe du Verbe divin ») : Célébrée en plein jour, elle proclame le mystère théologique de l’Incarnation[20][15][16][19]

Cette structure liturgique vise à refléter la progression du mystère de l’Incarnation : la naissance du Christ dans la nuit, sa manifestation au lever du jour, et sa proclamation au plein jour.[15][16]

Symbolisme de minuit

Pourquoi minuit ?

L’heure de minuit possède une portée symbolique forte:[16][17][15]

  • Elle annonce un nouveau jour qui se lève[16]
  • Au cœur de la nuit, les croyants célèbrent le passage de l’ombre à la lumière[15][16]
  • Cette symbolique reprend la prophétie d’Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Isaïe 9:1)[15][16]
  • Elle évoque le thème biblique de la lumière qui surgit au cœur de l’obscurité[16][15]

Tradition populaire : Selon la tradition chrétienne, Jésus serait né à minuit, bien qu’aucun texte biblique ne l’affirme explicitement.[16]

Évolution ultérieure

VIIe siècle : La tradition des trois messes de Noël se consolide définitivement.[19]

Moyen Âge : Les trois messes étaient mieux connues sous les noms de « messe de Minuit », « messe de l’Aurore » et « messe du Jour ».[19]

Tradition anglaise médiévale : Dans certaines régions d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse, une coutume particulière existait:[2]

  • Une heure avant minuit, la grande cloche de l’église commençait à sonner lentement et solennellement, comme pour des funérailles, pendant une heure entière
  • À minuit exactement, au moment où l’horloge sonnait douze coups, toutes les cloches se mettaient soudainement à sonner joyeusement
  • Ce carillon de onze heures à minuit s’appelait « les funérailles du Diable », car selon la légende, le Diable était mort à la naissance du Christ[2]

Époque moderne : Aujourd’hui, ces trois messes existent toujours dans le calendrier liturgique catholique:[20][19][15][16]

  • La dénomination exacte actuelle pour la première est « messe de la Nuit » (plutôt que « messe de Minuit »)[19]
  • Cependant, la formule « messe de Minuit » s’est imposée du fait de l’habitude de célébrer cette messe à minuit[19]
  • Une célébration moins tardive, aux alentours de 19h, est souvent proposée aux familles[16]

Sources

  1. https://odysseum.eduscol.education.fr/les-fetes
  2. https://www.catholicculture.org/culture/library/view.cfm?recnum=7399
  3. https://fr.wikipedia.org/wiki/Concile_d’Agde
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Noël
  5. https://frejustoulon.fr/fete-de-noel-origine-histoire-du-jour-de-noel/
  6. https://www.la-croix.com/Religion/Comment-Noel-devenu-Noel-2021-12-06-1201188776
  7. https://www.passionprovence.org/archives/2017/12/22/35931755.html
  8. https://www.ebc-ecolebiblique.com/pages/articles/noel-une-fete-chretienne-ou-paienne.html
  9. https://www.etudesheraultaises.fr/wp-content/uploads/ael-revue-concile-agde-2008.pdf
  10. https://sabbathsentinel.org/2018/12/11/roman-church-councils-between-506-796/
  11. https://www.britannica.com/topic/Christmas
  12. https://www.biblicalarchaeology.org/daily/people-cultures-in-the-bible/jesus-historical-jesus/how-december-25-became-christmas/
  13. https://www.contame.org/storia-del-natale/
  14. https://www.museosanteustorgio.it/le-origini-del-natale/
  15. https://www.lejourduseigneur.com/faq/messe-de-minuit
  16. https://www.lepelerin.com/religions-et-spiritualites/les-grandes-fetes-chretiennes/pourquoi-la-messe-de-noel-est-a-minuit-6983
  17. https://tfp-france.org/origines-et-signification-de-la-messe-de-minuit/
  18. https://www.facebook.com/groups/948188385865016/posts/1576791889671326/
  19. https://fr.wikipedia.org/wiki/Messe_de_Minuit
  20. https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/pourquoi-y-atil-trois-messes-a-noel
  21. http://csla.history.ox.ac.uk/record.php?recid=E08392
  22. https://catholicweekly.com.au/why-st-john-the-baptist-solemnity/
  23. http://liturgicalnotes.blogspot.com/2023/02/obligations.html
  24. https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/minuit-chretien-lheure-solennelle-6134.php

Non, l'origine de Noël ne provient pas du mythe de Mithra

Affirmation très répandue sur Internet qui repose sur des confusions historiques, des anachronismes et des extrapolations non fondées.
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Mithra, Sol Invictus et les origines de Noël sur la date du 25 décembre

Démêler le mythe de la réalité

 

1- La naissance de Mithra : ce que disent les sources anciennes

 

1.1 Mithra n’est pas né d’une vierge dans une grotte

Contrairement à l’affirmation populaire, Mithra n’est jamais né d’une vierge. Toutes les sources littéraires et archéologiques anciennes sont formelles : Mithra est né adulte, émergeant d’un rocher solide (petra genetrix).[1][2][3][4][5][6][7]

Le poète antique Commodien écrit : « Invictus de petra natus si deus habetur » (« L’Invaincu, né d’un rocher, s’il est considéré comme un dieu »). L’historien Manfred Clauss note dans son ouvrage The Roman Cult of Mithras que « les sources littéraires sont sans équivoque : Mithra était connu comme le dieu né du rocher… Les inscriptions confirment cette nomenclature : on peut même lire… ‘Au Dieu Soleil tout-puissant invincible, dieu générateur, né du rocher' ».[4]

De multiples statues et reliefs antiques dépeignent Mithra émergeant d’un rocher. Il n’y a aucune vierge impliquée dans les récits de naissance de Mithra.[2][5][6][1][4]

La confusion provient probablement d’une extrapolation tardive et erronée mêlant Mithra à la déesse perse Anahita (parfois considérée comme sa mère ou sa consœur dans certains récits tardifs), mais cette association n’apparaît pas dans les sources du culte romain de Mithra.[6]

1.2 Le « rocher » n’est pas une « grotte »

Certains apologistes du mythe affirment que le rocher d’où Mithra émerge constituait une « grotte ». C’est une extrapolation abusive. Le texte mentionne clairement un rocher solide (petra), et si certaines représentations artistiques montrent Mithra près d’une cavité rocheuse (logique puisqu’il sort d’un rocher, laissant un trou), cela ne correspond en rien au récit évangélique de la naissance de Jésus.[1][2][6]

De plus, les évangiles canoniques ne mentionnent jamais une grotte pour la naissance de Jésus—c’est une tradition artistique et liturgique postérieure, notamment orientale, qui a situé la Nativité dans une grotte. La confusion entre les deux traditions est donc doublement problématique.[6][1]

2- Mithra et le 25 décembre : un mythe moderne sans fondement

2.1 Aucune source antique ne mentionne le 25 décembre pour Mithra

Il n’existe aucune source antique—littéraire, épigraphique ou archéologique—qui affirme que la naissance de Mithra était célébrée le 25 décembre.[7][8][2][6]

L’historien spécialiste du mithraïsme Roger Beck qualifie l’idée que la naissance de Mithra était associée au 25 décembre de « la plus vieille des ‘idées reçues' » (the hoariest of ‘facts’), mais elle continue d’être répétée malgré l’absence totale de fondement.[6]

2.2 – D’où vient cette confusion ?

La confusion provient d’une amalgame entre trois entités distinctes:[9][3][10][2][6]

  1. Mithra : Dieu indo-iranien puis dieu d’un culte à mystères romain, associé à la lumière et à l’ordre cosmique
  2. Sol Invictus (« Soleil Invaincu ») : Divinité solaire romaine dont le culte a été officiellement institué par l’empereur Aurélien en 274 ap. J.-C.[11][3][12][6]
  3. Le solstice d’hiver : Événement astronomique célébré de longue date dans l’Empire romain, fixé au 25 décembre dans le calendrier julien[13][11][6]

Ces trois éléments sont distincts, même s’ils partagent des symboliques solaires communes.

2.3 – Sol Invictus n’est pas Mithra

Bien que Mithra soit parfois appelé Mithras Sol Invictus dans certaines inscriptions mithriaques, Sol Invictus et Mithra étaient considérés comme deux divinités séparées par les Romains.[3][10][7][6]

Les relations entre les deux sont complexes et varient selon les sources :

  • Dans certains cas, ils semblent être des manifestations du même dieu
  • Dans d’autres, ils apparaissent comme deux dieux unis
  • Dans d’autres encore, ils sont clairement deux dieux distincts[7]

L’historien Steven Hijmans souligne que le terme « Sol Invictus » était une épithète générique utilisée pour de nombreuses divinités solaires dans divers contextes, et qu’il n’est même pas toujours clair si ce terme fait référence à une divinité spécifique ou simplement au Soleil en tant que corps céleste.[6]

3 – La preuve documentaire du 25 décembre pour Sol Invictus est mince

La seule preuve claire d’une célébration du 25 décembre pour Sol Invictus provient du Calendrier de Philocalus (également appelé Chronographus de 354 ap. J.-C.), qui contient l’entrée : « N.INVICTI.CM.XXX« , généralement transcrite comme « N = Natalis (‘naissance/nativité’) INVICTI = ‘De l’Invaincu’ CM = circenses missus (‘jeux ordonnés’) ».[9][13][6]

Cette inscription fait référence à Sol Invictus, pas à Mithra.[10][2][3][9][6]

3.1 Le culte de Mithra n’avait pas de calendrier public

Un élément crucial souvent ignoré : le culte de Mithra était un culte à mystères réservé aux initiés, sans cérémonies publiques. Contrairement à Sol Invictus qui bénéficiait d’un soutien impérial, le mithraïsme n’a jamais reçu de financement ou de soutien étatique, ce qui signifie que ses dates de fêtes n’apparaissent sur aucun calendrier romain survivant.[14][8][11][2][6]

Manfred Clauss affirme explicitement : « Les Mystères Mithriaques n’avaient aucune cérémonie publique propre. La fête du natalis Invicti [Naissance de l’Invaincu (Soleil)], célébrée le 25 décembre, était une fête générale du Soleil, et en aucun cas spécifique aux Mystères de Mithra ».[8]

***************

Le déclin du mithraïsme au IVe siècle

Au IVe siècle, le mithraïsme était déjà en déclin, éclipsé par la montée du christianisme et le soutien impérial à Sol Invictus. Par conséquent, même si les traditions mithriaques avaient pu influencer le culte solaire romain antérieur, leur rôle dans la fixation de la date du 25 décembre pour Noël était probablement minime comparé à l’importance culturelle plus large de Sol Invictus.[3][6]

 

4.4 Pure coïncidence

Il est également possible que la concordance des dates soit purement fortuite, résultant de la convergence naturelle de symboliques solaires universelles autour du solstice d’hiver.

 

 

L’Église italienne s’excuse après qu’un prêtre annonce à des enfants que le père Noël n’existe pas

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Un diocèse de Sicile s’est excusé auprès des parents d’un groupe d’enfants après qu’un évêque a révélé aux petits que le père Noël n’existait pas, rapportait BBC News le 12 décembre.

Lors d’une rencontre entre un évêque et des écoliers la semaine dernière, Mgr Antonio Staglianò a annoncé aux enfants que le père Noël était une invention. Il a également ajouté que son costume rouge était un coup de publicité de Coca-Cola. Ces commentaires ayant mis les parents en rage, le révérend Alessandro Paolino, du diocèse de Noto, a tenté des excuses en expliquant que l’évêque avait voulu se concentrer sur la réelle signification de Noël.

Il a expliqué que ces révélations avaient pour but de mettre en valeur l’histoire de Saint Nicolas, première figure religieuse a avoir inspiré le père Noël et connu pour faire des cadeaux aux pauvres. « Avant tout, je voudrais exprimer, au nom de l’évêque, mes regrets pour cette déclaration qui a pu décevoir les plus jeunes, et préciser que les intentions de Monseigneur Staglianò étaient tout à fait différentes », s’excuse le révérend Paolino dans un post sur la page Facebook du diocèse.

Celui qui occupe la position de directeur de la communication du diocèse de Noto continue en précisant que l’évêque avait souhaité que les enfants « réfléchissent à ce que veut dire Noël », expliquant que cette date était désormais connue pour son consumérisme. « Si nous pouvons tous tirer une leçon, jeunes et vieux, du personnage du père Noël, la voici : moins de cadeaux à “créer” et “consommer” et plus de “cadeaux” à partager », conclut le message.

Source: BBC  et  Ulyces   13 déc 2021 

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C’est la période des fêtes et le Père Noël arrive en ville. Mais à en croire les fondamentalistes, il n’y a qu’une seule raison à cette période : célébrer la naissance de Jésus. Cette vidéo décortiquer cette notion et parle de toutes les façons dont le christianisme a tout simplement volé tout ce qui rend cette période des fêtes formidable. Et les seules choses que le christianisme a apportées sont les choses qui rendent cette période minable.

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article la véritable origine de noël

La véritable origine de Noël par D.C. Park

Quelle est l’origine de Noël ? De la Bible ou du paganisme? Quelle est l’origine véritable du Père Noël, du gui, des arbres de Noël, des guirlandes et de la coutume d’échanger des cadeaux? Le Christ peut-Il être honoré par la fête de Noël? Plusieurs voudraient «réintroduire le Christ dans la fête de Noël». Y a-t-Il seulement jamais été? Ce livre couvre les positions controversées de Park. A lire ici 

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Synthèse des arguments développés par David C. Pack

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Basé sur les recherches effectuées et le contexte disponible, voici une synthèse des principaux arguments développés par David C. Pack dans sa brochure « La véritable origine de Noël » publiée par la Restored Church of God:

Synthèse des arguments de David C. Pack sur l’origine de Noël

Contexte et positionnement de l’auteur

David C. Pack est le Pasteur Général de la Restored Church of God (RCG), une organisation fondée en 1999 issue d’une scission de la Worldwide Church of God. L’Église RCG se positionne comme héritière des enseignements d’Herbert W. Armstrong et adhère à ce qu’on appelle l' »Armstrongisme », qui inclut le rejet des fêtes ayant des racines païennes comme Noël et Pâques.[1][2]

Thèse centrale de David C. Pack

La thèse principale de Pack affirme que Noël n’a aucune origine biblique mais provient entièrement du paganisme. Selon lui, cette fête et toutes ses coutumes précèdent la naissance de Jésus de plusieurs milliers d’années.[3][4][5][6]

Arguments principaux développés

  1. L’origine babylonienne : Nimrod, Sémiramis et Tammuz

Pack reprend la théorie d’Alexander Hislop (publiée dans The Two Babylons au XIXe siècle) selon laquelle Noël découle directement du culte babylonien de la « mère et l’enfant »:[7][8][9][10][11][12]

Le récit selon Pack :

  • Nimrod, descendant de Cham (fils de Noé), était un « grand chasseur contre l’Éternel » et l’être le plus rebelle à Dieu[7]
  • Il était marié à Sémiramis qui, après sa mort, eut un fils nommé Tammuz[9][10][11][7]
  • Sémiramis prétendit que Tammuz était né surnaturellement et le fit admettre comme le Messie attendu[11][9][7]
  • Sémiramis (la mère) et Tammuz (le bébé) se sont fait adorer, en particulier la mère[9][7]
  • Ce culte babylonien de la « mère et l’enfant » s’est répandu dans toutes les civilisations païennes anciennes : Égypte (Isis et Horus), Inde (Indrani et son fils, Devaki et Krishna), Grèce (Aphrodite), Rome (Vénus)[7]
  • Les Israélites eux-mêmes ont été piégés en adorant la « reine du ciel » (Jérémie 44:15-19)[7]

Le lien avec le 25 décembre : Selon Pack, le 25 décembre était l’anniversaire de la naissance de Tammuz, célébré comme dieu-soleil babylonien.[10][12][11][9]

  1. Les Saturnales romaines

Pack affirme que Noël tire ses coutumes des Saturnales, fêtes païennes romaines en l’honneur du dieu Saturne:[9][7]

  • Les Saturnales duraient du 17 au 23 décembre (selon certaines sources) ou jusqu’au 25 décembre[13][14][9]
  • Elles incluaient : festins, échanges de cadeaux, chants dans les rues, beuveries, débauche, renversement temporaire de l’ordre social (esclaves traités comme des maîtres)[13][9][7]
  • La tradition d’échanger des cadeaux provient directement des Saturnales, pas des mages bibliques qui ont apporté des offrandes uniquement à Jésus sans échanges[7]
  1. Sol Invictus (le Soleil Invaincu)

Pack soutient que le 25 décembre était la date de la fête du Sol Invictus (« Soleil Invaincu »), instituée par l’empereur Aurélien en 274 ap. J.-C.:[15][14][16][17][9]

  • Cette fête marquait « l’anniversaire du Soleil non conquis »[15][7]
  • Le 25 décembre correspondait au solstice d’hiver (date dans le calendrier julien)[14][18][15]
  • C’était un jour sacré pour le culte solaire romain[16][17][15]
  1. Les autres traditions païennes

Pack attribue chaque élément de Noël à des origines païennes spécifiques:[11][9][7]

Le sapin de Noël :

  • Provient du culte de Tammuz/Baal[19][11][9]
  • Selon la légende babylonienne, un arbre toujours vert aurait poussé miraculeusement d’une souche morte, symbolisant la renaissance de Nimrod en son fils Tammuz[19][11]
  • Nimrod aurait visité cet arbre chaque année le 25 décembre pour y déposer des cadeaux[19]
  • Les Germains et Scandinaves croyaient que leur dieu Odin distribuerait des cadeaux près de l’arbre sacré[7]
  • Référence à Jérémie 10:2-3 contre l’imitation « de la voie des nations »[7]

La bûche de Noël :

  • Le bois brûlé dans la cheminée représentait le Nimrod mort[10][11]
  • L’arbre qui apparaissait le lendemain matin symbolisait Nimrod réincarné en Tammuz[10][11]
  • Chez les Celtes, les cendres de la bûche brûlée au solstice étaient répandues sur les pas de portes pour protéger les maisons du malheur[7]

Autres éléments :

  • Le gui, le houx et les couronnes : traditions des peuples germaniques liées au festival de Yule (solstice d’hiver)[13][7]
  • Tous ces éléments avaient des significations protectrices et purificatrices dans les festivités païennes[13]
  1. Le culte marial catholique : continuation du paganisme

Pack établit un lien direct entre le culte de Marie dans l’Église catholique et le culte païen de la « déesse mère »:[7]

  • La vénération de Marie découle directement des rites païens d’adoration de la déesse mère babylonienne[7]
  • L’expression « Notre Dame de » est la traduction d’un des titres donnés à la déesse babylonienne[7]
  • Chronologie des dogmes mariaux selon Pack:[7]
    • 430 : Cyrille d’Alexandrie proclame « Marie mère de Dieu »
    • 1477 : Sixte IV rend témoignage officiel à « la Vierge immaculée, reine des cieux »
    • 1854 : Pie IX définit le dogme de « l’Immaculée Conception »
    • 1891 : Léon XIII institue Marie « médiatrice »
    • 1950 : Pie XII définit le dogme de « l’Assomption » (le 15 août, jour sacré pour les déesses Isis et Diane)
    • 1968 : Paul VI proclame Marie « mère de l’Église »
  1. Arguments bibliques contre le 25 décembre

Pack affirme que Jésus n’est pas né le 25 décembre en se basant sur des indices bibliques:[9][7]

Les bergers dans les champs :

  • Selon Luc 2:8, les bergers gardaient leurs troupeaux la nuit dans les champs[9][7]
  • En Judée, en décembre, il fait trop froid et les bergers logent sous tente, pas dans les champs ouverts[7]
  • Cette description correspond plutôt au printemps ou à l’automne[20][7]

Le recensement romain :

  • Il serait improbable que les Romains aient organisé un recensement en plein hiver, période difficile pour les déplacements[7]
  • Le recensement aurait plutôt eu lieu à la fin des moissons, lors de la fête des Tabernacles (automne)[7]

Aucune mention biblique de la date :

  • La Bible ne mentionne nulle part la date exacte de la naissance de Jésus[2][21][16][20][7]
  • Les apôtres et les premiers disciples ne fêtaient pas Noël[2][7]
  • Jésus a ordonné de commémorer sa mort (la Cène), pas sa naissance[2]
  1. L’adoption chrétienne : compromis et compromission

Pack soutient que l’Église catholique a délibérément adopté les fêtes païennes pour faciliter les conversions:[22][9][7]

Le rôle de Constantin et du Concile de Nicée (325 ap. J.-C.) :

  • Au IVe siècle, sous Constantin, l’Église romaine a « christianisé » les fêtes païennes existantes[22][9][7]
  • La fête de Noël a été officiellement instituée par l’évêque romain Liberius en 354 ap. J.-C., soit plus de 200 ans après la mort du dernier apôtre[2][7]
  • Cette stratégie visait à « concilier les païens et à gonfler le nombre des adhérents nominaux du christianisme »[9][7]

Le « compromis » selon Pack :

  • L’Église a permis aux païens de continuer leurs pratiques en changeant simplement les noms des divinités[22][9]
  • Les païens pouvaient continuer à tout faire comme avant, mais en utilisant le nom du Christ et de Marie[22]
  • Les Pères de l’Église Tertullien (vers 230 ap. J.-C.) et Augustin ont dénoncé la confusion qui assimilait Jésus à Sol, le dieu soleil[7]
  • Tertullien déplorait : « Par nous qui sommes étrangers aux sabbats, aux nouvelles lunes et aux festivals autrefois acceptables à Dieu, les Saturnales, la fête de janvier, les Brumalia, les Matronalia sont maintenant [célébrés] »[22]

La popularité des fêtes païennes :

  • Ces festivités de fin d’année étaient si populaires et répandues que l’Église catholique aurait risqué de perdre sa popularité en les interdisant[7]
  • C’est pourquoi elle a préféré les assimiler au christianisme[7]
  1. Références à l’Écriture

Pack utilise plusieurs versets bibliques pour condamner la célébration de Noël:[7]

  • Colossiens 2:8 : « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires du monde et non sur Christ »[7]
  • Jérémie 10:2-3 : « Ainsi parle l’Éternel : n’imitez pas la voie des nations, (…). Car les coutumes des peuples ne sont que vanité »[7]
  • Jérémie 44:15-19 : Condamnation des Israélites adorant la « reine du ciel »[7]
  • Ézéchiel 8:14 : Référence aux femmes d’Israël « pleurant pour Tammuz »[9]
  1. Le « mystère de l’iniquité »

Pack qualifie Noël de manifestation du « mystère de l’iniquité » (2 Thessaloniciens 2):[7]

  • Derrière Noël se cache un esprit de tromperie[7]
  • La fête serait devenue pour certains une simple occasion de « bonne bouffe », pour d’autres un effort annuel de revoir une famille qui leur importe peu, et pour d’autres encore un sursaut de religiosité pour remettre leur conscience à niveau[7]
  • Il s’agit d’une « tolérance à l’extrême » d’une société ayant laissé s’étioler son identité chrétienne[7]
  1. L’appel à l’action

Pack conclut par un appel aux chrétiens à se remettre en question:[7]

  • Les chrétiens devraient « fêter Jésus chaque jour » en mettant en pratique sa Parole avec crainte[7]
  • Il faut avoir le courage de se remettre en question, même sur les sujets les plus épineux comme Noël[7]
  • Si Noël n’est pas la fête de Jésus et qu’elle ne lui plaît pas, ne devrions-nous pas demander à Dieu de nous le confirmer par son Saint-Esprit?[7]

Critique académique des arguments de Pack

Il est important de noter que les arguments de Pack reposent largement sur les théories d’Alexander Hislop, qui ont été totalement discréditées par les historiens et les archéologues modernes:[8][23][24]

Problèmes avec la théorie Nimrod-Sémiramis-Tammuz

  1. Aucune preuve archéologique : Il n’existe aucune source babylonienne ou assyrienne qui identifie Sémiramis comme l’épouse de Nimrod ou Tammuz comme leur fils[23][8]
  2. Amalgame de mythes : Hislop a mélangé des récits de cultures et d’époques différentes (babylonienne, assyrienne, sumérienne, égyptienne) pour créer un récit composite qui n’a jamais existé[8][23]
  3. Erreurs linguistiques : Les connexions linguistiques proposées par Hislop entre les noms et les concepts sont fausses[8]
  4. Anachronismes : Sémiramis était une reine régente d’un empire syrien, pas de Babylone, et elle n’a aucun lien avec Nimrod selon les sources historiques[23]
  5. Le mythe de Tammuz : Les sources sumériennes et babyloniennes montrent que Tammuz était un dieu de la végétation et de la fertilité, mais il n’y a aucun récit de « renaissance » comme fils de Nimrod[25][24][23]
  6. Rétractation d’un partisan : Ralph Woodrow, qui avait initialement soutenu les théories de Hislop, les a plus tard publiquement rétractées après avoir réalisé qu’elles n’étaient pas fondées historiquement[8]

Date du 25 décembre

Comme nous l’avons vu dans mes réponses précédentes, la question de l’origine du 25 décembre est complexe et débattue, et l’affirmation simpliste que cette date provient directement de Mithra ou de Tammuz n’est pas soutenue par les preuves historiques.[26][27][28][29][30]

Conclusion

David C. Pack développe une argumentation systématiquement anti-Noël en affirmant que chaque aspect de cette fête provient du paganisme babylonien et romain. Sa thèse repose principalement sur les travaux discrédit és d’Alexander Hislop et sur une lecture littéraliste de certains passages bibliques. L’objectif de Pack est de convaincre les chrétiens que célébrer Noël constitue une forme d’idolâtrie et de compromission avec le paganisme, incompatible avec une foi chrétienne authentique.[4][5][6][1][3]

Sources

  1. https://en.wikipedia.org/wiki/Restored_Church_of_God
  2. https://www.bbc.com/afrique/articles/cr4rkwvdrw1o
  3. https://rcg.org/books/ttooc.html
  4. https://rcg.org/worldtocome/christmas-unveiled-what-god-says
  5. https://rcg.org/realtruth/articles/169-ttooc.html
  6. https://rcg.org/fr/brochures/ghdoph-fr.html
  7. http://unispourchrist.free.fr/pdf/Origine_noel.pdf
  8. https://morethansundaymornings.com/2025/11/15/christmas-tree-pagan-origins/
  9. https://www.fpchurch.org.uk/2021/12/the-pagan-origin-of-christmas-a-reminder/
  10. https://www.khouse.org/personal_update/articles/2004/origins-our-christmas-traditions
  11. https://borivaliassembly.net/ministry-corner/the-origin-of-christmas/
  12. https://www.cgg.org/index.cfm/library/topic/id/885/christmas-pagan-origins-of.htm
  13. https://www.youtube.com/watch?v=ZZorjIAY258
  14. https://cherylmasonblogs.com/christmas-saturnalia-and-sol-invictus-the-unconquerable-sun-2/
  15. https://laclassededavidnoel.fr/article-26318686.html
  16. https://www.biblicalarchaeology.org/daily/people-cultures-in-the-bible/jesus-historical-jesus/how-december-25-became-christmas/
  17. https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2022/12/23/des-saturnales-au-soleil-invaincu-ce-que-noel-doit-aux-rites-paiens_6155529_6038514.html
  18. https://penelope.uchicago.edu/encyclopaedia_romana/calendar/invictus.html
  19. https://www.caswellvisuals.com/bible-studies/christmas-tree-origin
  20. https://study.com/learn/lesson/christmas-origins-traditions.html
  21. https://www.britannica.com/topic/Christmas
  22. https://www.youtube.com/watch?v=Bk8UIlXJrEU
  23. https://www.nehemiaswall.com/truth-about-christmas-and-tammuz
  24. https://mattayars.com/debunking-the-myth-ash-wednesday-lent-and-the-weeping-for-tammuz/
  25. https://opensiuc.lib.siu.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=2416&context=ocj
  26. https://www.patheos.com/blogs/davearmstrong/2021/12/christmas-dec-25th-not-derived-from-saturnalia.html
  27. https://www.rinosapologetics.org/post/debunking-the-myth-is-christmas-really-a-repurposed-pagan-holiday
  28. https://www.badancient.com/claims/jesus-mithras-birthday/
  29. https://historyforatheists.com/2016/12/the-great-myths-2-christmas-mithras-and-paganism/
  30. https://www.catholic.com/magazine/print-edition/exposing-the-mithras-myth
  31. https://rcg.org/fr/brochures/ttooc-fr.html
  32. https://www.exrcg.org/blog/stalling
  33. https://www.facebook.com/rcg.org/videos/the-truth-about-christmasand-other-popular-holidays/184561435807267/
  34. https://www.bftchurch.org/FrenchScribes/THE JOY OF CHRISTMAS (FRENCH).pdf
  35. https://www.instagram.com/p/CXG2ofdJnjr/
  36. https://www.facebook.com/zanakadiosezinambanja/posts/noël-analyse-linguistique-historique-et-patristique-dune-fête-chrétiennele-disco/1430290909104760/
  37. https://www.facebook.com/DavidCPack/
  38. https://www.instagram.com/reel/DDPirJTOYR-/
  39. https://www.facebook.com/Page.VarMatin/videos/rediff-noël-na-pas-toujours-ressemblé-à-ces-déferlantes-de-cadeaux-et-de-décorat/1151458273737298/
  40. https://www.instagram.com/p/CXJbliHlxxW/
  41. https://www.youtube.com/watch?v=8hh7FwBK35A
  42. https://www.youtube.com/watch?v=F2GXHfFCIxg
  43. https://www.facebook.com/ewtnonline/posts/the-origins-of-the-christmas-season-pt-1have-you-ever-wondered-about-the-origins/1229194245233781/
  44. https://www.facebook.com/groups/bibledigs/posts/2713765958784390/
  45. https://www.facebook.com/groups/713085109250376/posts/1690671978158346/

Il faut qu’on parle du Père Noël

Faut-il perpétuer la tradition de l’histoire du Père Noël qui enchante les petits et fait de merveilleux souvenir, ou se débarrasser d’un mensonge collectif qui violente les enfants en leur offrant une adorable histoire avant de la leur arracher ?

Vidéo You Tube de la chaîne « Tronche en biais » en français de 26 min

 

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Qui était le Soleil invaincu, dieu païen dont l’Église s’est servi pour célébrer Noël ? BBC News

Comment le Noël catholique a été fixé au 25 décembre Terre  sainte

Noël : de la fête du Soleil renaissant à la naissance de Jésus. Toutes les civilisations anciennes ont fêté entre le 22 et le 27 décembre le Soleil reprenant vie, allongeant la durée du jour, du Mexique à la Scandinavie, de la Mésopotamie au Japon. Ce Sauveur lumineux vainqueur des Ténèbres et de la Mort, s’est appelé Mithra, Janus, Rê ou Mère Soleil. Aujourd’hui, le christianisme fête la naissance de Jésus dans la nuit du 24 au 25 décembre . Jacques Serieys

When Was the First Christmas? par D.M. Murdock/Acharya S  Truthbeknown

La persécution des païens à la fin de l’Empire romain Wikipedia

Du solstice d’hiver à la fête de Noël Jaimemonpatrimoine

Pourquoi certains chrétiens ne fêtent ils pas Noël ? BBC News

Calvinisme: Quand Genève interdisait Noël Reformes

pere noel au japon

Les japonais comprennent ils Noël ? ….Délit de syncrétisme !.

Un japonais peut célébrer les fêtes de 3 religions, cela crée un certain mélange des genres.
Au Japon, il y a plus de personnes qui déclarent adhérer à une religion que d’habitants (par le fait qu’on peut être shintoïste et bouddhiste ou bouddhiste et chrétien ou shintoïste et chrétien. Voire même les trois).Un japonais peut aller  à la messe de minuit pour Noël et au sanctuaire Shinto le lendemain.

Un peu d'humour

pere noel des adultes
pere noel des adultes
Humour Noel 2
conception de jésus

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