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A short history of Christianity

Un essai critique sur la chrétienté et adepte de la théorie de la non existence historique de Jésus

livre a short history of christianity original

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Date de parution

1 janvier 1913

« Une courte histoire de la chrétienté  » 

 

par JM Robertson en anglais

 

Notes:

Robertson  a étudié l’évolution des religions, particulièrement le christianisme, sous son aspect sociologique. Il suppose qu’il existe une loi générale de l’évolution des religions. Seuls l’environnement et les circonstances sociales les rendent différentes. Les nouveaux dieux apparaissent, effacent les anciens et sont appelés généralement fils de leurs prédécesseurs. C’est le cas de la religion israélite : le polythéisme est toujours apparent sous le vernis du monothéisme.

À l’occasion, les divinités abandonnées refont surface, particulièrement sous l’influence de la culture hellénique-romaine. Josué ou Jésus, le successeur de Moïse dans l’Ancien Testament était, selon ce modèle, un dieu solaire éphraïmite  antérieur, à qui l’on rendait un culte sous la forme de l’agneau .

Concernant la formation de la secte, Robertson admet une possible influence de Jésus fils de Pandira, cité par le Talmud, un prédicateur juif hétérodoxe de l’époque d’Alexandre Jannée, qui a été lapidé en Asie Mineure la veille de la Pâque et possible fondateur de la secte des Esséniens. Mais le Jésus des Évangiles doit être regardé comme un mythe au sens de Robertson, c’est-à-dire au sens naturaliste.

Les Évangiles sont donc, plus ou moins, le prolongement d’un des nombreux cultes à mystères répandus dans le monde hellénistique, comme celui d’Osiris, Tammuz, Adonis, Attis ou Dionysos, en lien avec les sacrifices de l’automne et du printemps. On peut, par exemple, voir en Judas Iscariote le personnage incarnant le peuple juif dans un de ces drames théâtraux des cultes à mystères. Aux yeux du spectateur, et plus tard, du conteur, Judas devient «le» traître.

La masse existante des pièces de la Passion, jouées par les églises locales, montre à quelle point la représentation dramatique de la foi a été répandue et influente sur la façon populaire de comprendre la religion. Paul lui-même a dû être acteur d’une de ces représentations de pièces à mystères, si l’on considère l’affirmation selon laquelle il porte les marques du Christ.

Étant donné que tous les traits biographiques du Jésus des Évangiles correspondent à des éléments mythologiques, il est inutile de supposer un Jésus historique. Les dits de Jésus sont issus d’un mélange de doctrines juives et païennes. Cela vaut aussi pour le sermon sur la montagne qui est un composé d’aphorismes juifs mis dans la bouche du Christ.

Les Évangiles présentent plusieurs couches générationnelles. Pour Robertson, les mythes chrétiens se sont formés en lien avec le gnosticisme et les Évangiles ne sont que des écrits gnostiques. Peu importe leur ancienneté, ils ne sont que des mythes commandés par les évènements et la doctrine. Après leur déconstruction, il ne reste plus que la propagande paulinienne et un obscur Messie crucifié.

Source: John Roberson (Wikipedia)

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