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Bas les voiles!
Cri de rage contre la discrimination faite aux femmes musulmanes
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» Mais qu’est-ce que c’est que porter le voile, habiter un corps voilé ? Que signifie être condamnée à l’enfermement dans un corps voilé puisque féminin ? Pourquoi voile-t-on les filles, seulement les filles ? Pourquoi cache-t-on leur corps, leur chevelure ? Qui a le droit d’en parler ? J’ai porté dix ans le voile. C’était le voile ou la mort. Je sais de quoi je parle. «
par Chahdortt Djavann
Notes sur l’auteur
Chahdortt Djavann est une romancière d’origine iranienne, vivant en France depuis 1993. Elle considère le voile comme un symbole de discrimination sexuelle. De 13 à 23 ans, elle fut « réprimée, condamnée à être une musulmane, une soumise, et emprisonnée sous le noir du voile ».
Elle s’oppose aux intellectuels français musulmans, ces bien-pensants qui « parlent à la place de celles qu’on n’entend pas – la place que tout autre qu’elles devrait avoir la décence de ne pas essayer d’occuper ». Pour qui se prennent-ils eux qui n’ont jamais vécu sous cette « prison ambulante « ? Son livre est un cri de révolte qu’il faut entendre pour comprendre ce voile vécu « comme prison ambulante ». « Ceux qui sont nés dans les pays démocratiques ne peuvent pas savoir à quel point les droits qui leur paraissent tout naturels sont inimaginables pour d’autres qui vivent dans les théocraties islamiques. J’aurais mérité comme tout être humain, d’être née dans un pays démocratique, je n’ai pas eu cette chance. »
« dès leur plus tendre enfance, les fillettes intériorisent l’idée que leur existence est une menace pour le garçon et pour l’homme ». Aussi Chahdortt Djavann accuse les « midinettes du voile en France » d’encourager « à la répression de toutes les femmes qui, dans les pays musulmans, essaient d’échapper à l’emprise totalitaire du hidjab au risque de leur vie ». Parce qu’elle le considère comme un symbole de « discrimination sexuelle »,.Selon Chahdortt Djavann, le voile doit être interdit. « Non pas au nom de la laïcité, mais « au nom des droits de l’homme et au nom de la protection des mineurs ».
Notes
A propos de ce livre en version audio de Chahdortt Djavann, voici le commentaire de David, dans son intégralité publié le 30 mars 2017 sur Amazon:
Un brulôt réquisitoire envers le voile islamique lu par l’auteure (livre en version audio) qui élargit à la fin le propos pour combattre les intolérances
Chahdortt Djavann est née en Iran. Romancière, elle vit depuis plus de dix ans à Paris où elle a étudié l’anthropologie.
De 13 à 23 ans – pendant 10 années – l’auteure de religion, contexte et tradition musulmane a « normalement et docilement » porté le voile islamique (« hijab »). Puis l’a refusé. Dans ce court essai courageux au vitriol, elle dénonce son obligation, l’asservissement dans lequel il place la femme – l’épouse, l’adolescente, la mère, puis grand-mère – dans une position asservie et un rôle obligatoire, non remis en cause par l’Islam et surtout par les hommes musulmans.
Émanant d’une enfant même de l’Islam, il acquiert un impact encore plus fort pour les européens d’autres systèmes de pensées. On le reçoit ainsi, soit comme une révélation nouvelle par une femme l’ayant vécu, soit comme un sentiment diffus qui se trouve alors exprimé. Une dénonciation amère, virulente (et justifiée ?) mais sans doute mûrement ressentie et qui s’exprime avec le fracas de la violence libérée, car ayant touché et attenté à ses droits fondamentaux. Pour cette intellectuelle et écrivaine se taire ne fut pour elle plus possible et l’heure fut venue de combattre par la portée de ses propres mots une situation qu’elle juge intolérable.
Un des piliers de l’Islam qui ne doit surtout pas être remis en cause ? Davantage de voix s’élèvent de plus en plus malgré tout, et à intervalles réguliers un évènement médiatique devient hyper-médiatisé et fait reparler de cette pratique courante.
La terreur se glisse dans la perception quotidienne de chaque femme si elle ne porte pas le voile, et qui signe sa soumission obligatoire à l’ordre établi. Nulle critique ou évolution n’est possible. Elle laisse place sinon à la diffamation et l’attaque ad nominem.
On les a voilées car elles ne le choisissent pas (on ne leur demande pas leur avis) et cet acte est intériorisé dès l’enfance et l’école. « Un poids traditionnel lourd ».
Les cheveux sont synonymes de tentation : celui d’aviver malgré elles le désir de la gent masculine. Ils sont donc un symbole sexuel, qui définit la femme uniquement par le regard des hommes, comme un objet de tentation et d’appât.
Les mères reproduisent cette pratique, par crainte, habitude, tradition. Celles qui n’usent pas de cette pratique sont des ennemies et deviennent immanquablement contre l’Islam.
Le voile : vu comme une protection, d’abord une barrière, une soumission, un enfermement féminin, à la fois qui révèle et cache. Mais est le signe d’une séduction cachée aussi. Que cache-t-on ? On masque aussi pour se révéler. Sauf qu’en Orient et par cette religion, il est imposé : où est alors la liberté ?
Bien sûr il n’existe pas de liberté ni d’égalité ; seule l’obéissance, l’acquiescement et le silence restent de mise pour elles. Aveuglés par la tradition, les hommes ne veulent pas leur donner une quelconque ouverture, sans remise en cause de cette pensée exclusive.
Pour elle, la femme musulmane est soumise, en prison, dévalorisée, condamnée à l’enfermement, non autonome, emprisonnée, oppressée, stigmatisée, méprisée, aliénée. On bafoue alors leurs droits. Mais bien sûr sous couvert d’habitude religieuse, culturelle et sociétale. Le port du voile ne doit pas être remis en cause. Les hommes ont-ils mis cette stratégie voire cette tyrannie en place parce qu’il craint la femme ?
L’Islam : en paranoïa par rapport à l’Occident ?
Elle fait partir tout principalement de la révolution iranienne de 1979 « sous la férule de Khomeyni rentré de France avec la bénédiction de beaucoup d’intellectuels français », avec l’idéologie islamique obligatoire intervenue depuis. Vers la fin de l’ouvrage elle part de la critique du voile pour aller sur le terrain de l’Islam même et des pays musulmans, élargissant la critique envers les intellectuels musulmans, où « pas un langage de fermeté n’a été utilisé ».
Puis elle appelle de ses vœux une politique éducative, pour s’attaquer « aux vraies raisons de la violence » et qui justement pourra les réduire. Elle conclut par différents appels : envers les intellectuels, les femmes eux-mêmes – musulmanes et toutes les autres – les musulmans eux-mêmes et les politiques.
« Toute vérité est voilée. »
Ses derniers mots sont : « Allons-nous enfin nous réveiller ? »
Son livre a conquis une portée nationale.
Son titre peut faire référence au titre de l’émission de Mireille Thomas « Bas les masques ! », comme un masque physique et social que l’on porte d’office et de manière obligatoire, et qui façonne l’emprisonnement féminin.
Elle lit intégralement son propre livre (d’une durée totale de 80’, paru en 2003) au sein des célèbres Éditions des femmes, qui ont tant œuvré pour l’expression féminine et la défense de leurs droits : cette collection était donc naturelle. Elle nous le propose avec son léger accent mais avec conviction, sans s’énerver ; mais l’on sent la colère froide, avec son argumentation mûrement construite puis sortit comme un jet. Une passionnante réflexion pour lancer le débat, mais auquel il est si tentant d’acquiescer.[ NDLR: CD disponible içi]
« Écouter un livre est une autre façon de lire. C’est le plaisir de la rencontre avec un texte, par la magie de la lecture à voix haute » précise la brochure papier des éditions « Écoutez lire » de Gallimard.
L’on imagine que nombreux sont ceux qui ne veulent pas faire évoluer les pensées, comportements et habitudes. Elle a dû être attaquée…
Un livre essentiel par sa portée, comme un manifeste et plaidoyer. Quelques extraits de critiques approbatives sont rappelés sur deux pages du livret.
Il faudrait pratiquement noter chacune de ses phrases, forte, précise, implacable. Ci-dessous quelques citations happées au gré de l’écoute.
« Pourquoi ne voile-t-on pas les garçons musulmans ? »
« Ne cache-t-on pas seulement ce dont on a honte ? »
« Chez les musulmans dès sa naissance une fille est une honte à dissimuler car elle n’est pas un enfant mâle ».
« Elle est la faute et la culpabilité en personne puisqu’elle crée le désir, lui-même coupable chez l’homme ».
« L’humiliation d’être femme dans les pays musulmans »
Elles doivent seulement éveiller le désir des hommes ?
Une fille est une honte, puisqu’elle est fille. Elle est déjà l’objet du péché. « La honte d’habiter un corps honteux ».
« Ce qu’on dérobe au regard ne fait qu’attirer le regard ».
« Le voile n’est pas un simple foulard sur la tête : il doit dissimuler entièrement le corps. » « Il définit et limite l’espace féminin ». Elle ne peuvent pas choisir.
« Il en fait un symbole sexuel puisque la chevelure dérobée est un symbole sexuel » « Ce que l’on cache, on le montre. »
« Une fille n’est rien, le garçon est tout »
« Le voile n’a de sens que par ce qu’il cache, dissimule ou protège »
« Impure », il faut cantonner la fille dans cette soumission.
« La femme non voilée peut ébranler l’édifice de l’identité masculine dans l’Islam ».
« La pudeur et la honte de la femme sont les garants et l’expression de l’honneur et du zèle de l’homme musulman ».
« Le corps féminin est en soi un tabou ».
« Le voile porte l’odeur du péché ».
« Ce qu’on dérobe au regard ne fait qu’attiser le regard ».
La mère en est garante. Les mères ont peur de ne pas reproduire ce schéma et dogme. Il est « intériorisé par les enfants ».
« Le voile une prison ambulante ».
« Ce qui n’est pas dans le Coran est le mal absolu ».
« Une femme-objet ». « Sa mise sous tutelle ».
Certaines l’utilisent volontairement pour se faire remarquer aussi, pour attirer le regard. Elles passeraient invisibles sinon. Il leur sert à exister, à leur manière.
« Il est interdit de voir ; juste de fantasmer ».
Pour la fille, le port du voile est un « traumatisme » ; « Réduites au silence dès l’enfance ».
« Le voile ou la mort » imposé dans toutes les écoles, pour des filles de 7 ans, comme un conditionnement culturel et éducatif.
« Les intellectuels musulmans portent une lourde responsabilité dans cette affaire ». Un musulman athée ou laïc existe-t-il ? Il est forcément en accord avec le dogme de l’Islam et ses signes. Ne surtout pas manifester d’opposition. « C’est plus prudent et plus malin ».
L’évolution devrait aussi passer par « l’éducation des immigrés adultes » et ainsi éviter « la crispation religieuse ». Il faut seulement « du courage ».
« Dieu et Allah doivent rester à la porte de l’école », afin d’accéder à la « libre pensée ».