Les sites Athéopedia.com et Relifakes.com fournissent à ses lecteurs un service d'identification d'ouvrages correspondant à leurs centres d'intérêts. Une base de données des livres référencés est mise à disposition gratuitement aux lecteurs. Pour réaliser ces prestations, nos équipes consultent les éditeurs, identifient les anciennes et nouvelles parutions, les articles de presse et les critiques disponibles. Pour chaque nouveauté, nous informons les souscripteurs à notre lettre d'information. Pour chaque livre, nous fournissons un lien qui permet de lire les critiques des lecteurs et d'acheter facilement en quelques clics. Si le livre est légalement disponible en version digitale gratuite, nous en informons également le lecteur et fournissons le lien correspondant. Lorsque vous réalisez un achat en passant par ces liens, nous pouvons gagner une commission d'affiliation, et cela sans surcoût pour vous. Le Programme Partenaires d’Amazon EU, auquel nous sommes participants, est un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de référencement de percevoir une rémunération grâce à la création de liens. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises par Amazon. Ce modèle de rémunération contribue à financer les frais de fonctionnement de nos sites, à pouvoir vous offrir la gratuité de notre travail et à soutenir les développements futurs. Votre soutien via ces liens est grandement apprécié.
La biblio Atheopedia
» Système de la nature «
ou Des lois du monde physique et du monde moral
Catégories
Etiquettes / Tags
Date de parution
Ouvrage philosophique publié à l’origine sous le pseudonyme de Jean-Baptiste de Mirabaud, un membre décédé de l’Académie des sciences.
D’Holbach écrivit et publia cette œuvre ; sans doute avec l’aide de Diderot1 ; en 1770, décrivant l’univers selon les principes du matérialisme philosophique : l’esprit y est identifié par le cerveau, il n’y a pas d’« âme » sans corps vivant, le monde est gouverné par les strictes lois déterministes, le libre arbitre est une illusion, il n’existe pas de cause finale et quoi qu’il advienne se produit de manière inexorable.
Plus notoirement, l’ouvrage nie explicitement l’existence de Dieu, faisant valoir que la croyance en un être supérieur est le produit de la peur, du manque de compréhension et de l’anthropomorphisme. La critique va même plus loin, la religion éloignant de la morale naturelle (le respect de la liberté, des biens et de sûreté d’autrui), et étant de ce fait un danger pour cette morale.(Source Wikipedia)
par Paul Thiry, Baron d’Holbach (philosophe 1723-1789).
Notes
Lecture en accès libre: egoogle wikisource
“L’athée est regardé comme un être malfaisant, comme un empoisonneur public”, et pourtant, selon d’Holbach, c’est un devoir moral de militer en faveur de l’athéisme et de lutter contre les religions. Une série Twitter très intéressante sur “La Bible de l’athéisme : le Système de la nature de D’Holbach » série de 20 tweets de « Le décodeur philosophique » 13/01/24
Version papier
L’éditeur Coda a entrepris la publication intégrale des œuvres d’Holbach

Quatrième de couverture:
D’Holbach est le grand auteur matérialiste et athée des Lumières. Collaborateur de l’Encyclopédie à laquelle il a confié les articles consacrés à la chimie et à la géologie (les découvertes de son temps ruinèrent la chronologie biblique), il a publié anonymement avec l’aide de Naigeon, son secrétaire, quantité de livres dont Coda a entrepris la publication intégrale.
Le Système de la nature, longtemps attribué à Diderot, est à la fois l’ouvrage le plus systématique et le plus célèbre de D’Holbach, celui aussi qui a exercé l’influence la plus profonde sur les Lumières européennes et sur la formation de la pensée marxiste.
Voltaire, pourtant grand pourfendeur du fanatisme religieux et ennemi des «billevesées de l’Infâme», a écrit à propos du Système de la nature : «C’est un livre terrible.»
«La preuve la plus forte que l’idée de la divinité n’est fondée que sur une erreur, c’est que les hommes sont peu à peu parvenus à perfectionner toutes les sciences qui avaient pour objet quelque chose de réel, tandis que la science de Dieu est la seule qu’ils n’aient jamais perfectionnée. Elle est partout au même point : tous les hommes ignorent également quel est l’objet qu’ils adorent, et ceux qui s’en sont le plus sérieusement occupés n’ont fait qu’obscurcir de plus en plus les idées primitives que les mortels s’en étaient formées.»
«Si Dieu est infiniment bon, quelle raison aurions-nous de le craindre ? S’il est infiniment sage, de quoi nous inquiéter sur notre sort ? S’il sait tout, pourquoi l’avertir de nos besoins et le fatiguer de nos prières ? S’il est partout, pourquoi lui élever des temples ? S’il est le maître de tout, pourquoi lui faire des sacrifices et des offrandes ? S’il est juste, comment croire qu’il punisse des créatures qu’il a remplies de faiblesses ? Si la grâce fait tout en elles, quelle raison aurait-il de les récompenser ? S’il est tout-puissant, comment l’offenser, comment lui résister ? S’il est raisonnable, comment se mettrait-il en colère contre des aveugles à qui il a laissé la liberté de déraisonner ? S’il est immuable, de quel droit prétendrions-nous faire changer ses décrets ? S’il est inconcevable, pourquoi nous en occuper ? S’il a parlé, pourquoi l’univers n’est-il pas convaincu ? Si la connaissance d’un dieu est la plus nécessaire, pourquoi n’est-elle pas la plus évidente et la plus claire ?»
«Il n’y a qu’une liberté de penser illimitée et inviolable qui puisse solidement assurer le repos des esprits. Les opinions des hommes ne sont dangereuses que lorsqu’on veut les gêner ou quand on s’imagine être obligé de faire penser les autres comme on pense soi-même. Nulles opinions, pas même celles de la superstition, ne seraient dangereuses si les superstitieux ne se croyaient pas en conscience obligés de persécuter et n’en avaient pas le pouvoir ; c’est ce préjugé que pour bien des hommes il est essentiel d’anéantir, et si la chose est impossible, l’objet que la philosophie puisse raisonnablement se proposer sera de faire sentir aux dépositaires du pouvoir que jamais ils ne doivent permettre à leurs sujets de faire du mal pour leurs opinions religieuses.»
«S’il vous faut des chimères, permettez à vos semblables d’avoir les leurs et n’égorgez point vos frères quand ils ne pourront pas délirer comme vous. Si vous voulez des dieux, que votre imagination les enfante. Mais ne souffrez point que ces êtres imaginaires vous enivrent au point de méconnaître ce que vous devez aux êtres réels avec qui vous vivez.»