Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer. (Epitres)
Dieu ? Nous nous saluons, mais nous ne nous parlons pas (Voltaire à Piron, un ami s’étonnant de le voir se découvrir devant le Saint-Sacrement à une procession en 1750, Correspondance (posthume))
Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ? ( Dictionnaire philosophique,)
Ce n’est pas Dieu qui a créé l’homme, mais l’homme qui a créé Dieu.
Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu. (Le Sottisier)
Le fanatisme est un monstre mille fois plus dangereux que l’athéisme philosophique.
Dieu ne doit point pâtir des sottises du prêtre (Epîtres 1769)
Prier Dieu, c’est se flatter qu’avec des paroles, on changera la nature. ( Le Sottisier)
Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon (Dictionnaire philosophique)
Remarquez que les temps les plus superstitieux ont toujours été ceux des plus horribles crimes (Dictionnaire philosophique)
Nos prêtres ne sont pas ce qu’un vain peuple pense : Notre crédulité fait toute leur science. (Oedipe, IV, 1)
La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile (Attribuée à François-Marie Arouet, Voltaire)
La raison humaine est si peu capable de démontrer par elle-même l’immortalité de l’âme que la religion a été obligée de nous la révéler. (Lettres philosophiques)
Tant qu’il y aura des fripons et des imbéciles, il y aura des religions. La nôtre est sans contredit la plus ridicule, la plus absurde, et la plus sanguinaire qui ait jamais infecté le monde (Lettre, à Frédéric II, roi de Prusse, 5 janvier 1767 )
Le christianisme est la superstition la plus infame qui ait jamais abruti les hommes et désolé la terre ( lettre a d’argence, (11 octobre 1763)
Vos catholiques romains ont poussé leur catholique extravagance jusqu’à dire qu’il change ce morceau de pâte en Dieu par la vertu de quelques mots latins, et que toutes les miettes de cette pâte deviennent autant de dieux créateurs de l’univers. Un gueux qu’on aura fait prêtre, un moine sortant des bras d’une prostituée, vient pour douze sous, revêtu d’un habit de comédien, me marmotter dans une langue étrangère ce que vous appelez une messe, fendre l’air en quatre avec trois doigts, se courber, se redresser, tourner à droite et à gauche, par devant et par derrière, et faire autant de dieux qu’il lui plaît, les boire et les manger, et les rendre ensuite à son pot de chambre ! (Le Dîner du comte de Boulainvilliers / 1767)
Il est vrai, j’ai raillé Saint-Médard et la bulle,
Mais j’ai sur la nature encor quelque scrupule.
L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer
Que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger. »
( Les Cabales, 1772)