Margherita Hack (1922-2013) est une astronome, astrophysicienne, enseignante et vulgarisatrice scientifique italienne.
Elle dirige l’observatoire astronomique de Trieste, en Italie, de 1964 à 1987, tout en faisant partie de l’Université de Trieste de 1964 à 1992.
Elle obtient le prix littéraire Galilée pour la vulgarisation scientifique
L’astéroïde (8558) Hack, découvert en 1995, a été baptisé en son honneur.
Qui est l’astrophysicienne italienne la plus célèbre et qu’a-t-elle découvert? Libre Media
Il est impossible de démontrer scientifiquement que dieu existe ou n’existe pas
Interview de Margherita Hack à près de 90 ans. (Décédée le 29 juin 2013). Elle est réputée comme l’un des esprits les plus brillants de la communauté scientifique italienne. Son nom est lié au monde de l’astrophysique. Elle fut la première femme à diriger un observatoire astronomique en Italie et a apporté une contribution décisive à l’étude de la classification spectrale de nombreux groupes d’étoiles.
Vidéo dailymotion de la chaîne « Euronews » en français de 4 min
Livre « L’infini et nous »
par Margherita Hack
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L’athéisme actif de Margherita Hack
Margherita Hack a joué un rôle de premier plan au sein de l’UAAR (Unione degli Atei e degli Agnostici Razionalisti — l’Union des Athées et des Agnostiques Rationalistes).
Son implication et de son influence :
1. Présidente d’honneur
Margherita Hack n’était pas seulement une simple adhérente ; elle a été la présidente d’honneur de l’UAAR. Son immense prestige en tant que scientifique (elle fut la première femme à diriger l’Observatoire astronomique de Trieste) a donné une crédibilité et une visibilité médiatique sans précédent au mouvement athée en Italie, pays où l’influence de l’Église catholique est historiquement très forte.
2. Promotion du rationalisme et de la science
Pour Hack, l’athéisme n’était pas une simple négation de Dieu, mais une conséquence directe de sa vision scientifique du monde. Elle prônait :
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Le matérialisme : L’idée que tout ce qui existe est composé de matière et régi par des lois physiques.
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L’éthique sans dogme : Elle affirmait que l’on peut avoir une moralité très haute sans avoir besoin de croire en une divinité ou en une vie après la mort.
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La pensée critique : Elle encourageait l’utilisation de la méthode scientifique pour analyser la société, s’opposant ainsi à la superstition et aux pseudosciences.
3. Défense de la laïcité et des droits civils
À travers l’UAAR, elle s’est battue pour une séparation stricte entre l’Église et l’État. Ses combats incluaient :
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La liberté de recherche : Notamment sur les cellules souches.
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La fin de vie : Elle était une fervente partisane du droit à l’euthanasie et au testament biologique.
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Les droits LGBTQ+ : Elle soutenait activement le mariage pour tous.
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L’éducation : Elle critiquait l’enseignement de la religion catholique dans les écoles publiques italiennes, préférant une éducation civique et scientifique neutre.
4. Une icône de la « Sbadierata » (Manifestation)
Surnommée « l’amie des étoiles », elle participait fréquemment aux campagnes de l’UAAR, comme la célèbre campagne publicitaire des bus (« La mauvaise nouvelle, c’est que Dieu n’existe pas. La bonne, c’est qu’on n’en a pas besoin ») qui avait fait grand bruit en Italie.
En résumé : Margherita Hack a été le visage public et moral de l’athéisme rationaliste italien. Elle a transformé l’UAAR d’un petit groupe d’intellectuels en un mouvement capable de peser dans le débat public, en liant indissociablement l’athéisme à la rigueur scientifique et à l’engagement social.


